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#301 : L'affaire Tobin

Titre VO:  Your Secrets Are Safe
Titre VF:   L'affaire Tobin

 

Première diffusion US
FX :
25/01/2010

Première diffusion France
Canal +: 27/01/2011
 

Résumé:

Le nouveau dossier de Patty concerne la puissante famille Tobin, qui comprend Joe Tobin, sa femme Marilyn, leur fils Kevin, sa soeur Carol. Léonard Winstone est l'avocat qui a toute la confiance de la famille.

Un an s'est écoulé depuis qu'Ellen a quitté Hewes et Associés. La jeune femme, qui travaille désormais pour le bureau du procureur, où elle a pour mission d'instruire les dossiers relatifs aux trafics de stupéfiants, n'a plus eu aucun contact avec Patty. Ellen s'adapte à la vie loin de Patty et aux défis de son nouvel emploi. 

De son côté, Patty s'implique dans une nouvelle affaire : une fraude massive, qui a ruiné de nombreux investisseurs. Patty Hewes a été contactée par le gouvernement américain pour récupérer des milliards de dollars perdus lors de la plus grande fraude de l'histoire de Wall Street. 

Non sans cynisme, la famille Tobin, à l'origine du délit, charge ses avocats de veiller à ce que sa réputation ne sorte pas salie de ce procès, qui s'annonce âpre...

Titre VO
Your Secrets Are Safe

Titre VF
L'affaire Tobin

Première diffusion
25.01.2010

Première diffusion en France
27.01.2011

Plus de détails

Patty, très détendue dîne dans un restaurant avec des amis. En fin de soirée, elle va aux toilettes. Lorsqu’elle en sort, elle est abordée par un homme qui dit l’avoir attendue toute la soirée pour la voir seule. Il lui rappelle son nom : Julian Decker, il est une sorte d’architecte. Il a vu Patty souvent à la télé ces derniers temps et l’appelle « la fiancée des médias » et trouve que la femme qu’il a vu à la télévision, n’est pas aussi drôle que celle qui se trouve devant lui. Il pense que ce doit être épuisant de toujours jouer le rôle de Patty Hewes. Patty répond qu’elle ne porte aucun masque et qu’elle est telle qu’on la voit. Elle s’éloigne pour la deuxième fois mais il la retient en lui proposant d’aller faire un tour en ville pour l’écouter jouer au Joe’s Pub. Elle refuse, elle doit se lever tôt le lendemain.

- - - - - - - - - -  Six mois plus tard  - - - - - - - - - -

Patty est en voiture, elle conduit en écoutant deux journalistes d’avis différent discuter de sa carrière. A un croisement, elle est percutée par un autre véhicule. Après le choc, le silence s’installe sur le carrefour.

- - - - - - - - - - 

Les portes de l’ascenseur s’ouvrent, Tom en sort avec l’air contrarié, il va directement dans le bureau de Patty pour l’informer que Louis Tobin vient d’être assigné à résidence et le cabinet doit prendre sa déposition. Patty est ennuyée de cette nouvelle.

Devant l’immeuble de la famille Tobin, les journalistes enregistrent les actualités destinées aux Journaux télévisés. Le financier Louis Tobin Suite a avoué avoir organisé la plus grosse chaîne de Ponzi de l’histoire de Wall Street, ruinant des milliers de victimes. La famille n’a fait aucune déclaration publique et n’a émis aucun mot de remords pour ses victimes. L’implication dans la fraude de son fils, Joe, et du reste de la famille, reste à démontrer. L’avocat de la famille, Leonard Winstone, déclare qu’ils ont légitimement clamé leur innocence. Patty Hewes a été commise d’office pour mener une enquête sur la famille Tobin.

Au bureau du procureur, Ellen regarde l’interview de Patty à la télé avec ses collègues de travail. Nick demande à Ellen comment Patty est arrivée à engranger accord après accord, sans mettre un pied au tribunal. Ellen lui répond que Patty est douée. Nick laisse Patty courir après l’argent mais son copain, Chris, va mettre les Tobin derrière les barreaux. Chris demande à Ellen depuis quand elle a parlé à Patty la dernière fois, elle répond depuis presque un an.

Chez Hewes & Associés, Patty a réuni quelques victimes qui ont publié des déclarations aux journaux. Elle les avertit que parler à la presse ne servira pas leur cause, même s’ils ont tout perdu et sont en colère. Tom rappelle que lorsque la Cour a nommé le Cabinet pour gérer la procédure, Patty a fait geler les comptes familiaux et confisquer leurs biens. Un client remarque qu’il a vu le fils à l’épicerie tout avait l’air d’aller bien. Tom assure que toute la famille vit désormais avec une allocation minimale jusqu’à la fin de l’enquête. Patty ajoute que le cabinet va les entendre dans les prochaines semaines. Le cabinet va faire de son mieux pour retrouver l’argent mais Patty pense qu’ils en ont caché une très grosse somme.

Leonard Winstone revoit les questions qui seront posées par une journaliste TV, Diane Sawyer, à la famille Tobin et souligne certaines questions qui ne devront pas être évoquées. La secrétaire de Diane Sawyer lui apprend que la femme de Joe Tobin leur a donné carte blanche et si certaines questions ne peuvent être évoquées, l’interview n’a pas de sens. Leonard Winstone répond qu’il n’y aura pas d’interview dans ce cas. Il avise ensuite la secrétaire que si elle reparle à son client en son absence, il la fera renvoyer dans son pays d’origine : le Honduras.

Winstone entre dans son bureau, Joe et Rachel Tobin l’attendent. Elle l’avertit qu’ils ont décidé de s’exprimer, tout le monde doit savoir que Joe n’aidait pas son père. Elle souhaite qu’il le fasse publiquement en témoignant de leur sympathie pour les victimes, garder le silence leur cause du tort. Winstone est d’accord mais veut contrôler les questions afin qu’aucune ne cause de tort à la famille. Rachel ne veut pas attendre, elle refuse que leur fils, Kevin, continue à vivre dans cette ambiance. Elle sort avec Kevin, Winstone et Joe restent seuls.

Joe s’inquiète pour sa mère. Winstone sait que Joe se met toujours du bon côté, il lui demande d’attendre que son père soit condamné. Une fois son nom blanchi, le monde pourra entendre la vérité.

- - - - - - - - - - 

Après le choc, Patty sort hébétée, de sa voiture. Elle se dirige vers l’autre voiture, personne ne se trouve à l’intérieur, la portière passager est ouverte et sur le siège se trouve une petite statue de la liberté. Patty regarde autour d’elle, il n’y a personne.

Patty attend dans un bureau d’un commissariat. Elle voit entrer Victor Huntley qu’elle a déjà rencontré lors du meurtre de l’épouse de Daniel Purcell. Elle vient de subir un accident de voiture assez violent et il s’inquiète pour elle. D’autre part, la police a interrogé tout le voisinage, personne n’a vu l’autre conducteur. Il se demande qui elle n’a pas été visée intentionnellement.

- - - - - - - - - -  Six mois plus tôt   - - - - - - - - - -

Au cabinet Hewes, Roger, qui travaille sur l’affaire Tobin, explique à Tom que la fraude semble avoir touché toute la classe financière. Il a trouvé des milliers de victimes pour un total minimal de 9,7 milliards de $ de pertes. Roger pense que cette affaire est bien plus importante que ce qu’ils imaginaient.

Patty arrive au bureau, Tom la croise dans le hall, il lui rappelle qu’Ellen est partie depuis dix mois, elle ne reviendra pas. L’équipe de Roger aurait besoin de son bureau, il aimerait les y installer. Patty lui donne son accord.

De sa voiture garée, Ellen observe un motard qui se gare devant chez lui. A l’intérieur, l’homme met des sachets de drogue dans un sac et le place dans son congélateur. Lorsqu’il ressort, il se trouve face à deux agents de la brigade des stupéfiants.

Au bureau de procureur, Nick félicite Ellen pour l’arrestation de Donnie Rhyne qui devrait en prendre pour 8 ans pour détention et intention de revente. Ellen veut remonter jusqu’à son fournisseur mais Nick l’informe que Ted Fratto est son avocat et que Rhyne ne parlera pas. Ellen connaît Ted Fratto de réputation mais veut tenter sa chance. Nick parie 100 $ que Rhyne ne balancera pas son fournisseur. Ellen accepte le pari.

Rhyne s’inquiète pour sa moto, Fratto le rassure, il s’en est occupé. Ellen lui explique que s’il donne le nom de son fournisseur, il évitera la prison et sera jugé pour simple délit. Ted Fratto répond que son client ne souhaite pas passer de marché. Ellen signale à Rhyne que s’il fait obstruction à la justice il verra sa peine s’alourdir. Fratto attire Ellen à part et lui fait comprendre que ses clients sont du genre à s’amuser avec une femme comme elle. Fratto emmène Rhyne, Ellen lui demande de repenser à ce qu’elle lui a dit, il a 48 heures et le procureur peut tout oublier.

En lisant un dossier, Patty passe devant le bureau d’Ellen. Elle s’arrête et entre. Tom a fait mettre les affaires d’Ellen dans un carton. Patty en sort un dossier qui contient des coupures de presse concernant le meurtre de David, puis un cadre avec la photo d’Ellen et David, heureux. Tom passe à ce moment, Patty, songeuse, se reprend et lui demande de se débarrasser du carton. Elle s’assoit et demande à Tom de recruter de nouveaux associés, puis elle remarque qu’il travaille avec elle depuis bientôt 11 ans, il a vu passer beaucoup d’avocats mais il est resté. Elle lui annonce qu’il est temps d’écrire son nom sur la porte. D’abord surpris, Tom la remercie.

Madame Tobin est installée dans la salle de réunion pour sa déposition. Winstone à son côté, Madame Tobin affirme que son fils, Joe, ne savait rien des activités frauduleuses de son mari. Depuis Thanksgiving et sur le conseil de Winstone elle n’a pas revu son fils. Ce soir là, Louis Tobin a appris à sa femme et ses enfants l’escroquerie qu’il avait monté avec la chaîne de Ponzi et qu’il ne pouvait plus cacher. Bien que vivant avec son mari depuis 40 ans elle n’était pas au courant de cette affaire. Patty remarque que le fonds de Louis Tobin a drainé 70 milliards et il lui parait inconcevable qu’il n’en ait pas gardé pour sa famille. Madame Tobin évoque en réponse les deux boites de thon qu’elle mange par jour depuis que Patty les a fait saisir. Si son mari a caché de l’argent il ne lui a jamais dit où. Winstone demande l’arrêt de la déposition qui dure depuis 5 heures. Madame Tobin fait observer à Patty que son mari l’a trompée et qu’elle sait donc que les hommes ont des secrets. D’un air ironique, Patty répond que les femmes aussi et qu’elle les trouve plus douées pour les garder.

- - - - - - - - - -  Six mois plus tard  - - - - - - - - - -

Patty dit à Victor Huntley qu’elle n’a aucune idée de qui aurait pu la viser intentionnellement. A ce moment, le second de l’inspecteur vient le chercher. A l’extérieur, il apprend que la voiture qui a percuté celle de Patty appartient à Thomas Shayes.

A l’intérieur, Patty attend, songeuse.

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Tom entre dans le bureau de Patty. Il vient d’être informé que Joe Tobin a contacté ABC pour leur accorder une interview à Diane Sawyer. Il voulait parler mais ses avocats ont annulé in extrémis. Patty sait que sa mère ne leur dit pas la vérité, mais elle espère qu’il la leur dira.

Le procureur Curtis Gates, apporte un colis à Ellen. Il vient d’arriver de chez Hewes & Associés. Il lui rappelle que les règles de confidentialité sont impératives et lui demande la plus grande discrétion au sujet de l’affaire Tobin. Rassuré par Ellen, il la quitte. Ellen regarde le colis mais ne l’ouvre pas.

Dans la rue, à un étal de fruits et légumes, Joe Tobin choisit des fruits quand il est abordé par l’un des clients de Patty. L’homme l’insulte et devant l’inertie de Joe, le bouscule. Joe lui demande de rester calme mais l’homme le bouscule à nouveau en l’insultant. Perdant son sang froid, Joe l’agresse et le frappe. Joe repart en courant, laissant l’homme allongé sur le sol, le nez en sang.

L’homme est chez Hewes & Associés, un pansement sur le nez. Le procureur est étonné que l’homme ne souhaite pas porter plainte alors que des témoins ont vu Joe Tobin le frapper. Patty répond que cela n’intéresse pas son client. Gates informe Patty qu’apprendre qu’elle le berne lui déplairait alors qu’ils devraient travailler ensemble ; il gère le dossier criminel, elle l’argent des victimes. Sans la plainte du client de Patty il ne peut faire pression sur Joe Tobin. Estimant qu’il perd son temps, il s’en va.

Patty rejoint son client en le remerciant d’avoir laissé Joe l’agresser. Il espère avoir pu faire avancer l’affaire.

Joe Tobin et sa mère ont pris rendez-vous sur la jetée. Malgré la demande de sa mère, il ne veut pas rencontrer son père. D’autre part, tant que sa mère ne lui dira pas tout ce qu’elle sait, elle ne pourra pas voir son petit-fils. Elle avait cru à une réconciliation, il lui avoue qu’il a aperçu son père, le soir de Thanksgiving passer un coup de fil et il veut savoir qui il a appelé. Devant son chantage, elle écrit un numéro de téléphone sur un post it et le lui donne avant de s’éloigner.

- - - - - - - - - -  Six mois plus tard  - - - - - - - - - -

Un agent de police apporte un café à Patty. Elle apprend que l’inspecteur Huntley s’est absenté en demandant qu’elle attende son retour.

Victor Huntley et son adjoint entrent dans un appartement sans meuble, un matelas dans un coin offre un lit défait, des bouteilles d’eau vides sont entassées dans un coin, une tache de sang marque un mur. Huntley sort son révolver et appelle Ton Shayes dont l’adresse leur a été révélée par l’immatriculation. L’appartement est vide, des papiers jonchent le sol et tapissent un mur de la salle de bains.

Par la fenêtre de la salle de bains, Huntley aperçoit un homme qui surveille la façade. Il se précipite vers l’extérieur.

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Ellen a rendez-vous avec Tom. Elle est heureuse de le rencontrer et d’apprendre que Patty va ajouter & Shayes à Hewes sur l’enseigne. Ellen lui demande pardon pour lui avoir fait rater la naissance de son fils quand le FBI l’a arrêté. Tom comprend qu’elle le protégeait. Ellen lui parle de son affaire de stupéfiants, elle espère pouvoir obtenir le nom du fournisseur par le revendeur qu’elle a réussi à faire arrêter. Tom lui souhaite d’y arriver. Avant qu’ils se séparent, Tom dit à Ellen que Patty n’en parle pas, mais il sait qu’elle voudrait qu’Ellen revienne, de plus il y aura toujours une place pour elle chez Hewes & Shayes. Ellen le remercie et s’en va en le prévenant qu’elle a tourné la page.

Patty est avertie par Perry, le portier, que Joe Tobin souhaite la voir. Elle lui demande de le faire monter. Joe l’informe que sa mère, qu’il a rencontrée malgré la consigne de Winstone, n’a pas tout dit à la déposition. Il l’a forcée à lui dire qui son père a appelé le soir où il leur a tout avoué. Sa mère lui a donné un numéro de téléphone qu’il n’a pas appelé car s’il est lié à l’escroquerie, il refuse de savoir qui décrochera. Mais s’il donne ce numéro, il veut que le procureur et la presse sachent qu’il a coopéré et qu’il ne sait rien. Patty le fera avec plaisir si c’est vrai. Joe s’en va en affirmant que son père les a laissés sans aucun argent.

Donnie Rhyne se gare devant chez lui et couvre précautionneusement sa moto. Une voiture arrive à sa hauteur, deux hommes en descendent, l’un armé d’une batte tape sur la moto. Rhyne sort, les hommes s’en vont en lui conseillant de la fermer.

Ellen arrive au bureau, Nick la félicite, elle a gagné 100 $. Rhyne a viré son avocat et veut parler. Il semblerait que le fournisseur de drogue a eu peur qu’il parle et a envoyé des gars pour le menacer et fracasser sa moto avec une batte de baseball. Nick soupçonne un instant une manœuvre d’Ellen mais il chasse cette idée. Chris la félicite à son tour et lui demande ce qu’elle compte faire du colis que lui a envoyé Patty. Ellen lui passe le paquet et lui propose de l’ouvrir lui-même. Il en sort une carte sur laquelle Patty a écrit : « j’ai pensé que tu aimerais », puis un sac de marque. Ellen remarque que Patty ne fait rien sans raison.

- - - - - - - - - -  Six mois plus tard  - - - - - - - - - -

L’homme qui surveillait l’immeuble de Tom conduit l’Inspecteur Huntley et son adjoint sur un terrain vague. Ils le font sortir de son abri fabriqué en cartons dont ils extraient un caddie de supermarché rempli d’objets. Huntley en retire le sac d’Ellen offert par Patty, taché de sang.

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Joe Tobin fait son jogging, Winstone le rattrape en voiture et lui demande de le suivre.

Le soir, avant de partir de son bureau, Ellen appelle Tom.

Julian Decker rejoint Patty qui travaille sur un coin de bar. Elle refuse un verre mais il commande deux bourbons. Agacée, elle ramasse ses affaires et le quitte pour s’installer à une table plus loin. Renseignée par Tom, Ellen vient rejoindre Patty lorsqu’elle se trouve aux toilettes. Les deux femmes semblent éprouver du plaisir de se revoir. Ellen explique qu’un dealer a témoigné dans son affaire de stupéfiants. Elle pense que s’il a balancé son fournisseur c’est avec l’aide de Patty. Ellen précise qu’elle aurait pu le faire elle-même mais elle ne veut plus travailler avec ces méthodes. Patty demande pourquoi elle aurait fait ça, Ellen demande pourquoi le cadeau du sac. Patty pensait qu’il lui plairait. Ellen se demande ce que Patty attend d’elle, elle ajoute que Patty n’a pas à avoir peur d’elle, elle lui a pardonné, ses secrets sont en sécurité, elles peuvent passer à autre chose. Patty lui demande si elle a aimé le sac, Ellen l’a adoré, d’autant qu’il s’agit d’un Chanel à 3.000 $. Patty est heureuse de l’avoir revue, Ellen avant de partir, dit à Patty que si elle veut lui parler elle peut prendre un téléphone et l’appeler.

- - - - - - - - - -  Six mois plus tard  - - - - - - - - - -

Sur le terrain vague, l’inspecteur Huntley tient le sac d’Ellen. Il veut savoir où le SDF l’a trouvé. Son adjoint, Trammell, a ouvert la benne à ordures proche et appelle Huntley.

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Winstone ouvre la porte de son bureau pour introduire Joe près de son père qui l’attendait. Louis Tobin montre le bracelet électronique qu’il porte à la cheville et qui lui permet de sortir de chez lui pour venir voir son avocat. Louis Tobin va aller en prison et il a besoin de savoir que Joe prendra soin de sa famille, de sa mère et de sa sœur. Il ne veut pas que Joe parle à la presse, car l’argent est quelque part.

Patty est chez elle, elle appelle le numéro que lui a donné Joe.

Tom surveille les ouvriers qui vont changer l’enseigne du cabinet Hewes & Associés.

Au bureau du procureur, Ellen se prépare à partir et essaie le sac offert par patty.

Un portable sonne dans le caddie du SDF. Il répond et demande qui est à l’appareil. Patty écoute.

- - - - - - - - - -  Six mois plus tard  - - - - - - - - - -

L’inspecteur Huntley entre dans le bureau où attend Patty et lui demande ce qu’elle lui cache. Son accident de voiture se complique un peu, ils ont trouvé un corps. Patty demande qui.

Autour de la benne à ordures, l’appareil de la police s’est mis en marche, un médecin légiste, un photographe, des enquêteurs sont entrés en action. Dans la benne, le corps est celui de Tom.

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Tom regarde les ouvriers placer la plaque :

HEWES
SHAYES

ASSOCIES

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Ecrit par mamynicky

Tom : Je ne crois pas qu'on la reverra.

Patty : Elle reviendra. Crois-moi.

 

Patty dine au restaurant avec des amis. Elle se rend aux toilettes et en sortant, elle est abordée par un homme.

 

Julian : J'ai passé la soirée ici à attendre de vous voir, seule.

Patty : Pardon, j'ai oublié votre nom.

Julian : Julian Decker.

Patty : Voilà, Julian. Et... que faites-vous, déjà ?

Julian : Je suis une sorte d'architecte. Je vous vois beaucoup à la télé.

Patty : Ah bon ?

Julian : Vous êtes la fiancée des médias.

Patty : Je ne fais que mon travail.

Julian : En revanche, la femme de la télé n'est pas aussi drôle que celle que je vois ce soir.

Patty : Au plaisir.

Julian : Ça doit être épuisant.

Patty : Quoi donc ?

Julian : De porter ce masque. De toujours jouer le rôle de Patty Hewes.

Patty : Ça n'est pas un masque. Je suis telle qu'on me voit.

Julian : D'accord. Écoutez... ça vous dit un tour en ville ?

Patty : Pour quoi faire ?

Julian : M'écouter jouer au Joe's Pub.

Patty : Désolée. Je me lève tôt.

Julian : C'est sûr ? L'occasion ne se présentera peut-être pas deux fois.

Patty : Je prends le risque.

 

6 mois plus tard

 

Patty, au volant de sa voiture, écoute la radio

 

- Cette avocate, Patty Hewes, quel sacré numéro.

- Mettez de côté ses victoires au procès Frobisher et contre Ultima National Resources, cette femme ne s'intéresse qu'à la couleur de l'argent. C'est ça... le pognon, le pèze, la thune.

- C'est atroce de dire ça.

- Voilà une femme...

- Ce qui vous intéresse, c'est 30s d'une interview clamant sa victoire.

- Elle seule a le courage de se dresser contre les entreprises du pays à une époque où tout le monde a peur de le faire. Remercions Patty...

 

Tom entre dans le bureau de Patty.

 

Tom : Louis Tobin vient d'être assigné à résidence, et on nous harcèle pour prendre sa déposition.

 

Les caméras de télévision sont installées devant la maison Tobin.

 

Journaliste : Oui, Pat. Je me tiens devant l'immeuble de Louis Tobin dans la 5e Avenue. M. Tobin vient d'être assigné à résidence. Cela fait suite à sa confession, d'avoir fait la plus grosse chaîne de Ponzi de l'histoire de Wall Street... ruinant des milliers de victimes. Si Louis Tobin a plaidé coupable, sa famille n'a fait aucune déclaration publique, pas un mot de remords pour ses victimes. On ne sait toujours pas si son fils, Joseph Tobin, ou le reste de la famille, étaient impliqués dans la fraude. Pourtant, Leonard Winstone, l'avocat de la famille Tobin, déclare que chacun a légitimement clamé son innocence.

Winstone : Louis Tobin m'a demandé de répéter avec force qu'aucun autre membre de la famille n'a été inculpé, et que personne se savait rien.

Journaliste : Ces événements interviennent avant que Mme Hewes, commise d'office ne commence officiellement son enquête sur la famille Tobin. Voilà ce qu'elle a à dire.

Patty : J'ai l'intention de continuer mon enquête sur les fonds volés par Louis Tobin, et j'espère rendre leur santé financière aux nombreuses victimes.

 

Ellen et ses collègues regardent l’interview de Patty

 

Nick : Quelle surprise. Qui est encore sous les projecteurs ?

Chris : Accorde-lui le bénéfice du doute.

Nick : Tu y as travaillé. Comment elle fait ?

Ellen : Quoi ?

Nick : Pour engranger accord après accord, sans mettre un pied au tribunal. Tu parles jamais d'elle.

Ellen : Elle est douée.

Nick : Elle était comme ça à la fac ?

Chris : Aucune idée. Elle restait à la bibliothèque.

Nick : C'est ici, au bureau du procureur, qu'on a la vraie came. Que Patty coure après l'argent. Mon ami Chris, ici présent, va mettre les Tobin derrière les barreaux.

Chris : J'y travaille. Quand as-tu parlé à Patty pour la dernière fois ?

Ellen : Je ne sais pas. Il y a presque un an.

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Patty : Je vous ai fait venir, car tous les grands journaux publient vos déclarations.

Client : Louis Tobin m'a tout volé. Je n'aurais peut-être pas dû parler à ces journalistes. Mais je vis avec l'aide alimentaire, et je suis... très en colère.

Patty : Aller voir la presse ne servira pas votre cause.

Client : Rendez-moi mon argent, je n'aurai plus besoin de la presse.

Tom : Quand la cour nous a nommés pour gérer la procédure, nous avons gelé les comptes familiaux et confisqué leurs biens.

Client : J'ai vu le fils à l'épicerie. Tout allait bien pour lui.

Tom : Je vous assure... Toute la famille vit avec une allocation minimale jusqu'à la fin de notre enquête.

Patty : Nous allons les entendre dans les prochaines semaines... Mme Tobin en premier.

Tom : On fait tout notre possible pour que vous récupériez vos fonds.

Patty : Mais on pense qu'ils ont caché de l'argent. Beaucoup d'argent.

 

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Winstone : C'était la question quatre, passons à la cinq. Mme Sawyer ne doit pas questionner mes clients sur leurs parents ou leur argent.

Alvarez : Joe Tobin a lui-même tout signé.

Winstone : Il n'est clairement pas en état de faire ce choix.

Alvarez : Selon sa femme, si. Nous avons carte blanche.

Winstone : Il ne répondra à rien de tout ça.

Alvarez : M. Winstone, c'est de Diane Sawyer qu'on parle.

Winstone : "Alvarez." D'origine espagnole ?

Alvarez : Mes parents viennent du Honduras.

Winstone : Mais vous vivez ici ?

Alvarez : Depuis toujours.

Winstone : Alors, vous parlez anglais.

Alvarez : M. Winstone...

Winstone : Merde. Merde ! Je suis plutôt chats. Eux, ils chient dans une boîte.

Alvarez : Si on ne parle pas de son père à Joe Tobin, cette interview n'a pas de sens.

Winstone : Alors dites à Mme Sawyer qu'il n'y aura pas d'interview. Mais je veux que vous sachiez que si vous reparlez à mon client en mon absence, je vous fais renvoyer au Honduras plus vite qu'on dit "Tegucigalpa". Compris ?

 

Dans le bureau de l’avocat

 

Winstone : Merci d'être venu, Joe.

 

Rachel : Nous avons décidé de nous exprimer.

Winstone : Tu ne peux pas faire ça.

Rachel : Les gens doivent savoir que Joe n'aidait pas son père.

Winstone : Je comprends, Rachel.

Rachel : Je veux qu'il s'exprime publiquement, témoignant de notre sympathie pour les victimes.

Winstone : On le fera, mais il nous faut pouvoir choisir les questions, pour qu'aucune ne cause de tort à votre famille.

Rachel : Garder le silence nous cause du tort.

Winstone : J'aimerais que vous teniez encore un peu.

Rachel : Je ne peux pas, désolée. Joe doit agir. Je refuse que Kevin continue à vivre ainsi. Viens, chéri. Papa doit parler avec oncle Lenny.

Winstone : Les gens sont prêts à se jeter sur le moindre signe de culpabilité. À la télé, un peu de transpiration, la voix hésitante, et on est crucifié.

Joe Tobin : Je ne suis pas sûr que ma mère puisse encore endurer ça.

Winstone : Tu te souviens à l'école primaire, quand tu avais voulu démasquer le gardien qui volait des fournitures dans la salle des profs ?

Joe Tobin : Le bibliothécaire.

Winstone : Vraiment ? Bien... Peu importe... Je te connais. Tu te mets toujours du bon côté. Je le sais.

Joe Tobin : Tu me demandes de ne rien faire.

Winstone : Je te demande d'attendre que ton père soit condamné. Une fois en prison, la famille déchue, ton nom blanchi, le monde pourra entendre la vérité. Si tu ne me laisses pas faire mon boulot, tout ça peut nous échapper.

 

 

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Huntley : Je m'appelle Victor Huntley.

Nous nous sommes déjà rencontrés.

Patty : Bien sûr, je me souviens.

Huntley : Il paraît que vous êtes allée à l'hôpital. Tout va bien ?

Patty : Oui, je crois.

Huntley : Ça a été un accident de voiture assez violent.

Patty : Vous savez qui m'a percutée ?

Huntley : Pas encore. Mais c'est étrange. On a interrogé tout le voisinage... Personne n'a vu l'autre conducteur. Vous pensez qu'on vous a visée intentionnellement ?

 

6 MOIS PLUS TÔT

 

Tom : Roger, vous devriez aller dormir.

Roger : J'aimerais bien, mais Louis Tobin semble avoir baissé son froc et chié sur toute la classe financière.

Tom : Vous avez d'autres victimes ?

Roger : Des milliers d'autres. 9,7 milliards de $ de pertes.

Tom : Seigneur. Vous pensez que c'est tout ?

Roger : J'en doute, franchement. Plus je creuse les magouilles de Tobin, plus j'en trouve. Je ne sais pas où ça va s'arrêter, mais en tout cas, Tommy, tout ça est bien plus important qu'on l'imaginait.

Tom : Bon courage.

 

Tom : Patty

Patty : Roger va bien ?

Tom : Bien. C'est une bête de travail.

Patty : Bien.

Tom : Navré d'en reparler...

Patty : Oui ?

Tom : Le bureau d'Ellen.

Patty : Eh bien, quoi ?

Tom : Ça fait dix mois. Elle ne reviendra pas.

Patty : Et alors ?

Tom : Rien, si ce n'est... L'équipe de Roger en aurait besoin. J'aimerais bien les y installer.

Patty : Fais-le.

Tom : Je peux le faire vider ? Tu es sûre ?

Patty : Ellen est partie. C'est bon.

 

Dans sa voiture garée, Ellen surveille l’arrivée d’un motard, Donnie Rhyne.

 

Des enfants : Mate un peu la bécane.

Rhyne : T'avise pas d'y toucher.

 

Donnie Rhyne entre chez lui, sort des sachets de drogue. Quand il ressort, deux officiers de police l’arrêtent.

 

Rick : Félicitations. Donnie Rhyne... détention avec intention de revente. Il devrait prendre 8 ans.

Ellen : Je me fous de Donnie Rhyne. Je veux son fournisseur.

Rick : Navré de te décevoir, mais ce sera pas pour cette fois. Il ne balancera pas.

Ellen : Pourquoi pas ?

Rick : Ted Fratto est son avocat. Tu le connais ?

Ellen : De réputation.

Mais j'ai encore mes chances.

Rick : 100 $ que Donnie ne balancera pas son fournisseur.

Ellen : Ça marche.

 

Dans la salle d’interrogatoire

 

Ellen : Détention avec intention de revente. Vous risquez 8 ans de prison, M. Rhyne.

Rhyne : Il va pleuvoir. Faut mettre une bâche sur ma Harley.

Ted Fratto : Je m'en suis occupé. Quelqu'un en prend soin.

Rhyne : C'est la moto de mon père. Il était avec les Angels.

Ellen : Vous allez attendre 8 ans pour remonter dessus, sauf si vous me donnez votre fournisseur.

Rhyne : C'est un marché ?

Ellen : Qui vous fournit ? Vous évitez la prison et serez jugé pour simple délit.

Rhyne : Et ?

Ted Fratto : M. Rhyne ne souhaite pas passer de marché.

Ellen : J'aimerais entendre M. Rhyne me le dire.

Rhyne : M. Rhyne ne souhaite pas passer de marché.

Ellen : Si votre avocat vous fait des promesses contre votre silence, il enfreint la loi.

Ted Fratto : Attention, Mlle Parsons.

Ellen : En vous accusant sciemment à la place d'un autre, vous enfreignez la loi aussi. C'est une entrave à la justice. Ce qui nous permet d'alourdir ces 8 ans de prison.

Rhyne : Comment ?

Ellen : Votre avocat ne se soucie pas de vous.

Ted Fratto : Mlle Parsons, puis-je vous parler ?

 

Ted Fratto : Vous faites quoi ?

Ellen : Votre boulot... J'évite la prison à votre client.

Ted Fratto : Changez de ton, je vous prie.

Ellen : Vous vous foutez de Donnie. Vous protégez son fournisseur.

Ted Fratto : Ne proférez pas ces accusations, et oubliez mes autres clients. J'ai peur qu'il y ait bon nombre de types louches parmi eux. Du genre à bien s'amuser avec une femme comme vous.

Ted Fratto : On y va, Donnie.

Ellen : Pensez-y, M. Rhyne.

Ted Fratto : Ne dites rien.

Ellen : Vous avez 48 heures. Et on peut tout oublier.

 

Patty passe devant le bureau d’Ellen. Elle s’arrête et entre. Tom la trouve en train de regarder un portrait d’Ellen et David.

 

Tom : Patty. Tu es sûre, tout va bien ?

Patty : Débarrasse-moi de tout ça. Tu vas rechercher de futurs associés potentiels, il nous faut du sang neuf.

Tom : Bien.

Patty : Dis-moi. Tu es avec moi depuis quand ?

Tom : Bientôt 11 ans.

Patty : Et tu as vu défiler combien d'avocats ?

Tom : Des tas. Des tas, Patty.

Patty : Mais toi... Tu as tenu bon.

Tom : Et alors ?

Patty : Il est temps d'écrire ton nom sur la porte. L'idée te déplaît ?

 Tom : Non, mais oui... Tout à fait. Tout est prêt pour le témoignage ?

Tom : MmeTobin est installée dans la salle de réunion.

Patty : Parfait.

 

Dans la salle de réunion

 

Patty : Mme Tobin, avez-vous des raisons de croire que votre fils savait pour l'escroquerie ?

Mme Tobin : Absolument pas. Mon fils ne savait rien.

Patty : Depuis quand n'avez-vous pas vu votre fils ?

Mme Tobin : Depuis Thanksgiving. M. Winstone nous a conseillé d'éviter tout contact.

 

- - - - - -    Thanksgiving dans la famille Tobin    - - - - - -

 

Joe Tobin : Le plancher en tremble de rire. Normalement, on ne fait pas ça à l'eau... Joyeux Thanksgiving. Dieu sait, que j'ai de quoi être reconnaissant. Je suis nul en discours, donc...

Carol : Vous l'avez entendu à mon mariage.

Joe Tobin : J'ai un peu ramé. Je rame souvent. Faisons simple. Je vous aime. Santé.

Tobin : Merci, fiston.

 

- - - - - - -

 

Patty : Rien ne vous a mis la puce à l'oreille ? Votre mari ne semblait pas... inquiet ?

Mme Tobin : Il a été plus émotif que d'habitude. Autrement, ce fut un Thanksgiving comme les autres.

Patty : Quand cela a-t-il changé ?

Mme Tobin : Au moment du dessert.

 

- -  - - - - - -

Dans le salon des Tobin

 

Mme Tobin : Je vais te plumer.

Kevin : À moi.

Mme Tobin : Tu vas bien, mon chéri ?

Tobin : Désolé, Rachel. Vous pourriez nous laisser en famille ?

Carol : Elle est de la famille.

Joe Tobin : Tu fais quoi, papa ?

Tobin : Emmenez Kevin à l'étage. Il peut nourrir les poissons.

Rachel : Bien sûr.

Mme Tobin : Tu vas bien t'amuser, avec les poissons.

Carol : Qu'y a-t-il ?

 

- - - - - - - - - - - -

 

Mme Tobin : C'est là qu'il a tout dit.

Patty : L'escroquerie ? La chaîne de Ponzi ?

Mme Tobin : Il a dit que tout était fictif. Y compris les investissements. Qu'il ne pouvait plus le cacher.

Patty : Votre fils Joe a contacté le procureur le lendemain matin, c'est bien ça ? Cela vous a irritée ?

Mme Tobin : Mon fils fait ce qu'il veut.

Patty : Joe travaillait pour votre mari. Pensez-vous qu'il était au courant ?

Winstone : Objection. Simple hypothèse. Mme Tobin ne peut pas deviner ce que pense son fils.

Mme Tobin : Vous allez faire témoigner Joe. Demandez-lui.

Patty : Vous avez dit tout ignorer de l'escroquerie. Vous vivez avec lui depuis plus de 40 ans, mais vous ignoriez qu'il volait ?

Mme Tobin : En réalité... Excusez-moi. Tu peux aller me chercher un Earl Grey... sans sucre, lait écrémé ? Mettez bien du lait écrémé. J'ai besoin de caféine. À 3 h du matin, je faisais encore... du jello pour mon petit-fils. En forme d'animaux. Dans le moule acheté en Tanzanie, tu te rappelles ? Au petit garçon qui avait un bec de lièvre. Pardon. Quelle était la question ?

Patty : Le fonds de votre mari a drainé 70 milliards. N'est-ce pas inconcevable qu'il n'en ait pas gardé pour sa famille ?

Mme Tobin : Je mange du thon. Deux boîtes par jour depuis que vous nous avez saisis. Si mon mari a planqué de l'argent, il ne m'a vraiment jamais dit où.

Patty : Vous affirmez que votre mari n'a pas gardé d'argent pour vous.

Mme Tobin : C'est exact.

Patty : C'est troublant. Comment en êtes-vous si sûre ?

Winstone : Vous voulez la torturer ? Vous questionnez ma cliente depuis 5 heures. On tourne en rond, non ?

Mme Tobin : Ça va, Lenny. Je n'ai pas autant parlé depuis des mois. Ni mes amis, ni mes enfants ne me parlent. Mon avocat me conseille de ne pas parler à mon mari. Je ne vais plus chez le coiffeur, au restaurant, ni au théâtre. Je vous apprécie, Mlle Hewes. Vous savez ce que c'est qu'un mari qui vous trahit.

Patty : Vous savez pour mon divorce.

Mme Tobin : J'ai lu qu'il vous avait trompée.

Patty : Je n'ai pas été très surprise.

Mme Tobin : Donc vous savez que les hommes... ont leurs secrets. Les femmes aussi.

Patty : Je les trouve plus douées pour les garder.

 

- - - - - -    6 MOIS PLUS TARD    - - - - - -

 

Huntley : Vous pensez qu'on vous a visée intentionnellement ?

Patty : Aucune idée.

Trammell : Inspecteur.

Huntley : Excusez-moi.

Trammell : J'ai fait une recherche sur la voiture.

Huntley : Tu as trouvé le propriétaire ?

Trammell : Oui, ses nom et adresse.

Huntley : Qui est-ce ?

Trammell : Thomas Shayes.

Huntley : C'est écrit où ?

Trammell : Là. Thomas Shayes.

 

- - - - - - - - - - - -

 

Tom : On vient de m'informer que Joe Tobin a contacté ABC.

Patty : Pour ?

Tom : Il veut donner une interview à Diane Sawyer. Il veut parler. Ses avocats ont annulé in extremis.

Patty : Joe ne supporte plus la pression.

Tom : S'il a contacté la presse, c'est pour s'affranchir de la famille.

Patty : Sa mère ne nous dit pas la vérité. Il nous la dira peut-être.

 

Le procureur Gates apporte un colis à Ellen.

 

Ellen : Salut, chef.

Gates : Tu as reçu un colis. De chez Hewes & Associés. Tu sais ce que c'est ?

Ellen : Pas du tout.

Gates : Écoute, je sais que tu connais bien Patty Hewes, mais ici, la règle de confidentialité est un impératif.

Ellen : Évidemment.

Gates : Sans m'immiscer dans ta vie privée, je te demande la plus grande discrétion si tu parles de l'affaire Tobin avec elle.

Ellen : On ne se parle plus. Il n'y aura aucun problème.

Gates : Très bien. Je hais ces conversations. On est sur la même longueur d'ondes.

Ellen : Tout à fait.

Gates : Bien.

 

Joe Tobin choisit des légumes sur un étal de fruits et légumes. L’un des clients de Patty le reconnait.

 

Client : C'est vous, Joe Tobin ? Bande d'enfoirés ! Vous m'avez tout pris.

Joe Tobin : Je suis désolé.

Client : Ah oui ? Vraiment ?

Joe Tobin : Vraiment. Du calme, d'accord ?

Client : Regardez-moi en face, Joe. Allez.

Joe Tobin : Si mon père vous a ruiné, j'en suis navré. D'accord ? Sincèrement navré.

Client : Sale con ! Putain, paie-moi mes courses ! Regarde-moi !

Joe Tobin : Arrêtez, d'accord ?

Client : Dis-moi d'arrêter.

Joe Tobin : Pourquoi tu t'arrêtes pas ? Merde. Merde. Connard !

 

Joe se tourne et frappe l’homme, puis s’en va.

 

Chez Hewes & Associates.

 

Gates : Je ne comprends pas votre position.

Patty : C'est celle mon client.

Gates : Il ne porte pas plainte même si des témoins ont vu Tobin l'agresser.

Patty : Je le lui ai dit. Ça ne l'intéresse pas.

Gates : Vous m'avez tout dit ?

Patty : Qu'insinuez-vous ?

Gates : Je... Ça me déplairait d'apprendre que vous me bernez.

Patty : Vous berner ? Vous me surestimez, M. Gates.

Gates : On devrait travailler ensemble. Je gère le dossier criminel. Vous, l'argent des victimes.

Patty : C'est ce que je veux.

Gates : Ça pourrait être mon angle. Faire pression sur Joe Tobin, voir s'il est impliqué. Impossible sans la plainte.

Patty : Je ne sais pas quoi vous dire. Il a pris sa décision.

Gates : Dans ce cas, je perds vraiment mon temps.

Patty : Merci d'avoir laissé Tobin vous faire ça.

Client : Aucun souci.

Mais pourquoi ne pas le mettre en prison ?

Patty : Car il nous est plus utile dehors. Merci pour votre aide.

Client : Espérons que vous obtiendrez ce que vous voulez de ce con.

 

- - - - - - - - - - - -

 

Joe Tobin : Merci d'être venue.

Mme Tobin : Tu me manques, Joe. Kevin et Rachel aussi.

Joe Tobin : Et ta déposition ?

Mme Tobin : Lenny pense que je m'en suis bien sortie.

Joe Tobin : Bien.

Mme Tobin : Cette femme n'est pas si futée. Lenny me dit que tu n'iras pas voir ton père.

Joe Tobin : Seigneur.

Mme Tobin : Ça lui ferait plaisir. Ça lui remonterait le moral. Tu ne... ?

Joe Tobin : Maman...

Mme Tobin : Et mon petit-fils ?

Joe Tobin :  Il va bien.

Mme Tobin : Quand pourrai-je le revoir ?

Joe Tobin : Dis-moi tout ce que tu sais. Il a dû se préparer à tout ça.

Mme Tobin : J'aurais préféré.

Joe Tobin : Il nous a laissé de l'argent ?

Mme Tobin : Dans ce cas, tu ne crois pas qu'il te l'aurait dit ?

Joe Tobin : N'en fume pas une autre.

Mme Tobin : Tu sais... Quand tu m'as proposé cette rencontre, j'ai cru à une réconciliation.

Joe Tobin : Je le fais en te demandant la vérité à son sujet.

Mme Tobin : Je te l'ai dite.

Joe Tobin : Le soir de Thanksgiving ? Il a appelé qui ? J'ai vu.

Mme Tobin : Je l'ignore.

Joe Tobin : On doit leur donner un os. On doit coopérer. Sinon, on ne lavera pas notre nom. Il a appelé qui ?

Mme Tobin : Ça ne changera rien.

Joe Tobin : Maman.

Mme Tobin : Je t'en prie, laisse tomber.

Joe Tobin : Si tu refuses de me le dire, tu ne reverras jamais ton petit-fils.

Mme Tobin : Tu veux la vérité ? La voilà.

 

6 MOIS PLUS TARD

 

Un officier de police : Voici pour vous.

Patty : Vous avez retrouvé le chauffeur ?

Un officier de police : Pas que je sache.

Patty : Où est l'inspecteur Huntley ?

Un officier de police : Madame, il a dit, "Restez là". Il revient.

Huntley : M. Shayes ? Thomas Shayes ? C'est la police ! Tu es sûr de l'adresse d'immatriculation ?

Trammell : Tu crois que c'est quoi ?

 

Huntley aperçoit un homme qui regarde la fenêtre de Tom. Il sort précipitamment, suivi de Trammell

 

Ellen : Tom Shayes !

Tom : Ravi de te voir.

Ellen : Ton appel m'a surprise.

Tom : Je triais mes contacts et je me suis dit :"Pourquoi pas ?"

Ellen : Alors, comment ça va chez Hewes & Associés ?

Tom : Ça va. C'est super, en fait. Patty va mettre mon nom au mur.

Ellen : Hewes & Shayes ? Fantastique ! Félicitations.

Tom : Tu travailles avec les Stup chez le procureur ?

Ellen : Sur une condamnation pour trafic de drogue.

Tom : Excitant.

Ellen : Pas pour l'instant. On veut pousser un dealer à donner son fournisseur.

Tom : Il ne mord pas ?

Ellen : J'ai proposé un marché. Le temps presse, pas de moyen de pression.

Tom : Tu trouveras bien quelque chose.

Ellen : J'avais envie de te parler depuis longtemps, pour m'excuser sincèrement.

Tom : De quoi ?

Ellen : Le jour de la naissance de ton fils, le F.B.I. t'a arrêté, et tu as raté l'événement. Désolée d'y avoir contribué.

Tom : En fin de compte, tu m'as protégé.

 

Le téléphone de Tom sonne

 

Tom : Désolé.

Tom : Mince, ma réunion est avancée.

Ellen : Tu vas où ?

Tom : Et toi ?

Ellen : Au centre-ville.

Tom : Bonne chance pour ton affaire. Et si ça te dit, on peut dîner un soir.

Ellen : Bonne idée.

Tom : Ça serait sympa.

Ellen : À plus, Tom.

Tom : Tu n'as pas demandé et j'ignore si ça t'intéresse.

Ellen : Quoi donc ?

Tom : Patty. Dieu sait qu'elle ne dira rien, mais elle aimerait bien que tu reviennes. Il y aura toujours une place pour toi chez Hewes & Shayes.

Ellen : Merci, Tom. Heureuse de l'entendre. Mais j'ai tourné la page.

 

Patty reçoit un appel du portier, Perry

 

Patty : Oui, Perry. Faites-le monter.

 

Joe Tobin est assis face à Patty

 

Patty : Vous n'auriez pas dû venir ici.

Joe Tobin : Je ne pouvais pas aller à votre bureau. Mon avocat ne m'aurait pas laissé vous contacter.

Patty : Je comprends bien.

Joe Tobin : J'ai déjà ignoré son avis, et...

Patty : Comment ça ?

Joe Tobin : J'ai parlé à ma mère. Elle ne vous a pas tout raconté sur la soirée de Thanksgiving. Après ses aveux, j'ai vu mon père téléphoner. Il ignore que je l'ai vu.

Patty : Vous savez qui il a appelé ?

Joe Tobin : Ma mère le sait. Je l'ai forcée... à me donner ça.

Patty : Un numéro connu ?

Joe Tobin : Non

Patty : Vous avez appelé ?

Joe Tobin : Si ce numéro est lié à l'escroquerie, je refuse de savoir qui décrochera.

Patty : D'où votre présence ici.

Joe Tobin : J'ai agressé un homme. J'ai agressé un homme. Je ne veux plus vivre comme ça. Donc... si je vous donne ce numéro, je veux quelque chose en retour. Que vous disiez à la presse et au procureur que j'ai coopéré, que je ne sais rien. Et que j'essaie d'aider.

Patty : Si ça s'avère exact, ce sera avec plaisir.

Joe Tobin : Mon père et moi, on était très proches. Du moins, je le croyais.

Patty : Merci pour ça.

Joe Tobin : Ne vous faites pas d'illusions. Mon père n'a pas caché d'argent. Il nous a laissés sans rien.

 

Rhyne rentre chez lui, il couvre soigneusement sa moto. Deux hommes sortent d’une voiture avec des battes et tapent sur la machine.

 

Rhyne : Tu fais quoi, mec ?

L’homme : Ferme-la, connard.

Rhyne : Seigneur. Nom de Dieu !

 

Ellen arrive au bureau du procureur, Rick l’attend et lui souhaite bienvenue.

 

Rick : Félicitations. 100 dollars.

Ellen : Donnie a retourné sa veste ?

Rick : Il a viré son avocat. Maintenant, il veut parler.

Ellen : Que s'est-il passé ?

Rick : On dirait que... le fournisseur a eu peur que Donnie parle, il a envoyé des gars pour le menacer. Ils ont fracassé la Harley de Donnie avec une batte de baseball.

Ellen : Vraiment ?

Rick : Ça ne l'a pas intimidé. Ça l'a juste énervé. Ça n'a aucun sens.

Ellen : Ils sont allés trop loin. C'est un retour de bâton.

Rick : Ces gars avec les battes... Tu as... ?

Ellen : J'ai quoi ?

Rick : Tu sais bien.

Ellen : Bien sûr.

Chris : Joli coup. Donnie est de ton côté.

Ellen : On dirait que je suis la dernière à l'apprendre.

Chris : Le paquet vient de ?

Ellen : Patty, je présume.

Chris : Tu vas l'ouvrir ?

Ellen : Je pensais le balancer.

Chris : Allez. T'es pas curieuse ?

Ellen : Fais-toi plaisir.

Chris : C'est en quel honneur ?

Chris donne une carte à Ellen, sur laquelle il est écrit : « J'ai pensé que tu aimerais. Patty »

Ellen : Pour rien.

Chris : Quoi, elle t'a envoyé ça sans raison ?

Ellen : Patty a toujours une raison.

Chris : Tu vas le garder ?

 

- - - - - -    6 MOIS PLUS TARD    - - - - - -

 

Huntley et Trammell se rendent sur un terrain vague où habite un SDF

dans un abri en carton.

 

Huntley : Je vous vois là-dessous. Allez, sortez. On veut vous poser quelques questions.

SDF : Vous êtes flics ?

Trammell : Inspecteurs. Trammell et Huntley.

SDF : Huntley. C'est irlandais ?

Huntley : Gallois.

SDF : Bon, je fais confiance au Gallois. Vous cherchez qui ? Du calme ! Il suffit de demander ! Vous faites quoi, là ?

Huntley : Vous avez quoi là-dedans ?

SDF : Vous cherchez quoi ? Je prends que du liquide.

Trammell : Combien pour ça ?

SDF : Cette merveille n'est pas à vendre.

Huntley : C'est dommage.

SDF : Allez, mec.

Huntley : Si vous nous disiez où vous l'avez trouvé ?

 

Au milieu de son footing, une voiture se gare près de Joe Tobin.

 

Joe Tobin : Seigneur. Qu'y a-t-il ?

Léonard Winstone : Il faut que tu viennes avec moi.

 

Ellen regarde le sac et appelle Tom

 

Ellen : Salut, Tom. C'est Ellen.

 

Patty travaille dans un bar en buvant un whisky

 

Julian Decker : Seule ?

Patty : Excusez-moi, quel est votre nom ?

Decker : Julian Decker.

Patty : C'est ça. La sorte d'architecte.

Decker : Je vous offre un verre ?

Patty : Non, merci.

Decker : Deux bourbons. Que se passe-t-il ?

Patty : Je vous demande pardon ?

Decker : Votre visage. Vous semblez soucieuse. Je pense que vous êtes seule. Personne à qui parler.

Patty : Et vous allez remplir ce vide ?

Decker : On a vu plus bizarre.

Patty : Pas avec moi.

Decker : C'est quoi ?

Patty : Mes mensurations.

Decker : Sérieusement, à qui est ce numéro ?

 

Patty range ses affaires, se lève et s’en va.

 

Elle est dans les toilettes, Ellen entre.

 

Patty : Eh bien...

Ellen : J'ai appelé Tom. Il m'a dit que je te trouverais ici.

Patty : Je n'étais pas sûre de te revoir un jour. Comment ça se passe au bureau du procureur ?

Ellen : Bien. Curtis Gates est un bon chef. Il apprécie mon travail.

Patty : J'en suis heureuse.

Ellen : Un dealer a témoigné dans mon affaire de stupéfiants. Il a balancé son fournisseur, tout ça grâce à moi.

Patty : Félicitations.

Ellen : Le problème, c'est que je n'ai rien fait. Mais je pense que toi, si.

Patty : Je suis flattée, mais tu es parano.

Ellen : J'aurais pu le faire moi-même, mais je ne veux plus travailler comme ça.

Patty : Pourquoi j'interviendrais dans ton affaire ?

Ellen : Bonne question. J'en ai une autre. Pourquoi ce cadeau ?

Patty : J'ai pensé qu'il te plairait.

Ellen : Que veux-tu de moi ?

Patty : Rien.

Ellen : Tu n'as pas à avoir peur de moi. Je t'ai pardonné. Tes secrets sont en sécurité. On peut passer à autre chose.

Patty : Tu as aimé le sac ?

Ellen : C'est un Chanel à 3000 $. Bien sûr que j'ai aimé.

Patty : Bien. Je n'étais pas sûre de tes goûts. C'est bon de te revoir.

Ellen : Si tu veux me parler, arrête ces petits jeux. Tu peux prendre un téléphone, et m'appeler.

 

- - - - - -    6 MOIS PLUS TARD    - - - - - -

 

Huntley : Vous ne savez pas d'où il vient ?

SDF : Je me souviens pas, c'est peut-être un cadeau.

Huntley : Un cadeau ? C'est... pas vraiment votre style.

Milton Trammell : Vic, Tu viens voir ?

Huntley : Excusez-moi.

 

Leonard Winstone introduit Joe Tobin dans son bureau où l’attend son père.

 

Tobin : Bonjour, fiston.

Joe Tobin : Ils te laissent quitter ton appartement.

Tobin : Seulement pour voir mon avocat. Lenny a arrangé ça. Je te remercie d'être venu. Je sais que tu ne veux pas avoir affaire à moi, mais... Il faut qu'on parle.

Joe Tobin : Il n'y a rien à dire.

Tobin : Lenny dit que tu veux parler à la presse. Tu ne peux pas.

Joe Tobin : Tu me dis quoi faire ?

Tobin : Je veux... que tu prennes soin de la famille.

Joe Tobin : La famille ? Bon sang. C'est un peu tard pour t'en soucier, tu crois pas ?

Louis Tobin : Tu me détestes à cause de ce que j'ai fait. Mais je vais mourir en prison pour ça.

Et j'ai besoin que tu prennes soin de ta mère et de ta sœur.

Joe Tobin : Qu'est-ce que tu racontes ?

Tobin : On a de l'argent, Joe.

Joe Tobin : Quoi ?

Louis Tobin : Vraiment. Il est... quelque part.

 

Patty appelle le numéro que lui a donné Joe Tobin.

 

Tom regarde les ouvriers installer leur matériel pour changer l’enseigne du cabinet.

 

Ellen s’apprête à quitter son bureau, elle glisse le sac offert par Patty sur son épaule.

 

Un téléphone portable sonne au fond du chariot du sans abri.

 

SDF : Oui, allô. Qui c'est ?

 

- - - - - -    6 MOIS PLUS TARD    - - - - - -

 

Huntley : Je m'excuse pour l'attente, Mme Hewes, mais... Qu'est-ce que vous nous cachez ? Votre accident de voiture se complique un peu.

Huntley : Eh bien, Mme Hewes... On a trouvé un corps.

Patty : Un corps ? Qui ?

 

- - - - - - - - - - - -

Face au mur sur lequel les employés placent l’enseigne :

HEWES

SHAYES

Associates

 

Tom : Un peu plus à gauche. Bien. Un peu plus. Parfait.

 Ecrit par mamynicky 

Tom Shayes : I hope you know what you're doing.

Ellen : She's nothing less than an inspiration to me. 

- - - - - - - - - -

Ellen : That's okay. I lied, too.

Daniel Purcell : No!

Tom : I don't think we're going to see her again.

Patty : She'll be back. Trust me.

- - - - - - - - - - - 

Julian Decker : Patty? I've been sitting at that table all night hoping to get you alone.

Patty : I'm sorry, I forgot your name.

Julian : Julian Decker.

Patty : Oh, of course, Julian. And... remind me what you do.

Julian : I'm sort of an architect. I've been watching you on TV lately.

Patty : Have you?

Julian : You're a real media darling.

Patty : I'm just doing my job.

Julian : Yeah, well, the thing is, the lady I see on TV is not nearly as much fun as the lady I met here tonight.

Patty : Nice to meet you.

Julian : Must be exhausting.

Patty : What must be?

Julian : Wearing that mask. Always having to play the role of Patty Hewes.

Patty : It's not a mask. What you see is what you get.

Julian : Right. So listen, why don't you come across town with me?

Patty : Why would I do that?

Julian : Hear me play a set at Joe's Pub.

Patty : Sorry. I have an early morning.

Julian : You sure? Opportunity doesn't always knock twice.

Patty : I'll take my chances.

- - - - - - - - - - -

Six months later

 

Radio : This attorney, Patty Hewes, what a piece of work. Put aside those

victories in the Frobisher National Resources, this woman's more interested in God We Trust. That's right... ducketts, cheddar, moola schmoola.

- It's really outrageous for you to say that.

- I mean, here's a woman... And all you care about is that 30 second sound bite in that press conference announcing her victory.

- I care that she's the only one with the courage to stand up to corporate America in an era where everyone else is afraid to so do.

- Thank God for Patty Hewes...

- - - - - - - - - - - -

Tom Shays entered the office of Patty.

 

Tom : Louis Tobin just got sentenced to house arrest, and we're being hounded to make a statement.

 

Television is installed before the house Tobin

 

Journalist : Well, that's right, Pat, I'm standing outside of Louis Tobin's Fifth Avenue apartment building. Mr. Tobin has just been sentenced to house arrest. This follows Mr. Tobin's confession last month to operating the largest Ponzi scheme in Wall Street history... bankrupting thousands of victims. Now despite Louis Tobin's admission of guilt, the Tobin family has issued no public statement nor any words of remorse for his victims. It's still unclear whether his son, Joseph Tobin, or the rest of the family, was involved in the scheme. However, Leonard Winstone, the Tobin family attorney, claims each has rightfully maintained their innocence.

Léonard Winstone : Louis Tobin has asked me to emphatically restate that no other member of his family has been indicted, or even was aware of his fraud. 

- - - - - - - - - - -

Journalist : And today's events come just days before court-appointed trustee Patricia Hewes is scheduled to formally begin her inquiry into the Tobin family. Ms. Hewes had this to say.

Patty : I intend to continue my search into the funds stolen by Louis Tobin, and I hope to restore financial health to his many victims.

 

Ellen watches the show on the TV station office

 

Nick : Surprise, surprise. Look who's stealing the spotlight again.

Chris : Come on, give her some credit, Nick.

Nick : You worked there. How does she do it?

Ellen : Do what?

Nick : Rake in settlement after settlement without ever setting foot in a courtroom. You never talk about her.

Ellen : The woman's good.

Nick : Was she like this in law school?

Chris : No idea. She never left the library.

Nick : Well, the D.A.'s office is where the real shit goes down, anyways. Patty can go after the money. My man Chris here is going to put the whole Tobin family behind bars.

Chris : I'm working on it. When was the last time you spoke to Patty, anyway?

Ellen : I don't know. Almost a year ago.

 

- -- - -- -- - --- - - -

 

Patty : I called this group in today, because every major news outlet is running your quotes.

Client : Louis Tobin stole everything I had. And maybe I shouldn't have spoken to those reporters. But I am living on food stamps now, and I am very angry.

Patty : Going to the press is not going to help your cause.

Client : You get me my money back, and then I won't have to talk to the press.

Tom : When the court appointed us to oversee this process, we began by freezing the family's accounts and confiscating their assets.

Client : Well, I've seen the son at the grocery store. He seems to be doing just fine.

Tom : I assure you... the entire family is living on a minimal allowance until our investigation is complete.

Patty : And we'll be deposing them over the next few weeks- starting with Mrs. Tobin.

Tom : We're doing everything we can to recover your funds.

Patty : But we believe they've hidden money. A lot of money.

 

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

 

Léonard Winstone : Question four is out, so is question five.I don't want Ms. Sawyer asking any questions about my client's parents or his finances.

Alvarez : Joe Tobin has personally signed off on all of these.

Léonard Winstone : Well, he's clearly not in a proper state of mind to make that decision.

Alvarez : His wife feels otherwise. She's given us carte blanche.

Léonard Winstone : Yeah, well, he's not going to answer any of these.

Alvarez : Mr. Winstone, this is Diane Sawyer we're talking about here.

Léonard Winstone : "Alvarez."

Alvarez : Yes.

Léonard Winstone : Your parents are Spanish?

Alvarez : My parents? They came over from Honduras.

Léonard Winstone : But you live in this country?

Alvarez : My whole life.

Léonard Winstone : Good, then you speak English.

Alvarez : Mr. Winstone...

Léonard Winstone : Dog shit.

Alvarez : Mr. Winstone...

Léonard Winstone : Dog shit!

Alvarez : Thank you.

Léonard Winstone : I'm a cat guy. Alvarez : Cats you can teach to shit in a box.

Alvarez : Mr. Winstone, if we can't ask Joe Tobin about his father, there's really no point in doing this interview.

Léonard Winstone : Well, I guess you'll have to tell Ms. Sawyer that there's no interview. But I want you to know, if you ever talk to my client again without me present, I'll have your folks back in a boat to Honduras faster than you can say "Tegucigalpa." You got that?

 

- - - - - - - - - - - - -

Léonard Winstone : Thanks for coming, Joe.

Rachel : We decided to talk on the record.

Léonard Winstone : I can't let you do that.

Rachel : People need to know that Joe had nothing to do with his father's crime.

Léonard Winstone : I understand, Rachel.

Rachel : I want him to make a public statement expressing our sympathy for the victims.

Léonard Winstone : And we will. But we need a controlled venue where we vet the questions so nothing can be asked that can compromise your family.

Rachel : Staying silent is compromising us.

Léonard Winstone : I need you to hang in just a little longer.

Rachel : I can't. I'm sorry. Joe needs to do something. I can't allow Kevin to live like this any longer. Come on, sweetie. Come on. Daddy needs to talk to Uncle Lenny.

Léonard Winstone : People are waiting to pounce on any sign of guilt. You go on TV, you start sweating, your voice cracks, they'll crucify you.

Joe : I'm not sure how much more of this my mother can take, Lenny.

Léonard Winstone : Look, Joe... Remember when you were in elementary school? Wanted to turn in that custodian who had stolen office supplies from the faculty lounge?

Joe : It was a librarian.

Léonard Winstone : It was? Well... Either way, I know you. You always want to do the right thing. I get it.

Joe : So, you're... you're asking me to do nothing.

Léonard Winstone : No. I'm asking you to just wait until your father's sentenced. Once he's in prison, once the family's deposed and your name is cleared, then the world is ready to hear the truth. But if you don't let me do my job, this can spiral out of control.

 

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _

 

Huntley : Ms. Hewes. It's Victor... Huntley. We... we've met before.

Patty : Yes. Yes, of course, I... I remember you.

Huntley : I heard you went to the hospital. Are you okay?

Patty : Yeah, I think so.

Huntley : Yeah, I... I understand it was quite a nasty car accident.

Patty : Have you found out who hit me?

Huntley : No. Not yet. No, it's strange. Um, we canvassed the neighborhood, but, uh, no one... nobody saw the... the other driver. Do you think this could've been done to you on-on purpose?

 

- - - - - - - - - - -

 

Tom : Roger, you gotta get some sleep.

Roger : Yeah, I'd love to, but it seems that Louis Tobin bent over, spread his ass and loosed his bowels over the entire global investment system.

Tom : You guys found more victims?

Roger : Thousands more. $9.7 billion in losses.

Tom : Jesus. You think this is everything?

Roger : Oh, I seriously doubt it. The more I dig into Tobin's muck, the more victims I discover. I don't know where this is going to end, Tommy, but you mark my words, this mess is a whole lot bigger than we can imagine.

Tom : Well, hang in there.

 

Tom : Patty.

Patty : How's Roger holding up?

Tom : He's fine. The man's a workhorse.

Patty : Good.

Tom : I hate to bring it up again.

Patty : What?

Tom : Ellen's office.

Patty : What about it?

Tom : It's been ten months. I don't think she's coming back.

Patty : Meaning?

Tom : Nothing, except Roger's team could really use the space. I'd love to set him up in there.

Patty : So do it.

Tom : I can have it cleaned out? You sure?

Patty : Ellen's gone. Clear it out.

- - - - - - - - - - - - 

In a parked car, watching Ellen a biker, Donnie Rhyne, who has just arrived

 

Rhyne : Hey, yo, check out this bike. Yo, man, don't even look at that.

 

Donnie Rhyne goes home, puts bags of drugs, but when spring two police officers arrested him.

 

Rick : Congratulations. Donnie Rhyne, possession with intent to distribute. This guy's looking at eight years.

Ellen : I'm not interested in Donnie Rhyne. I want his supplier.

Rick : I hate to spoil your fun, but that ain't gonna happen this time. He's not going to flip.

Ellen : Why not?

Rick : His lawyer's Ted Fratto. You ever hear of him?

Ellen : I know his reputation. But I still like my chances.

Rick : A hundred bucks says Donnie won't give up his supplier. - Yeah? No?

Ellen : You're on.

 

In the hall of interrogatories.

 

Ellen : So possession with intent to distribute. That could get you eight years, Mr. Rhyne.

Rhyne : It's gonna rain, yo. Someone best get a tarp for my Harley.

Ted Fratto : I made a call, Donnie. Someone will take care of your bike.

Rhyne : Bike belonged to my my pops. Rode with the Angels.

Ellen : Well, if you want to wait eight years to ride it again, be my guest. Or you could just tell me who you're working for.

Rhyne : You offering me a deal?

Ellen : Who's your supplier? A name will keep you out of jail, bump you down to a misdemeanor.

Rhyne : Yeah, then what happens?

Ted Fratto : Doesn't matter. Mr. Rhyne isn't interested in a deal.

Ellen : I'd like to hear that from Mr. Rhyne.

Rhyne : Mr. Rhyne is not interested in a deal.

Ellen : If your attorney's making promises in exchange for you keeping quiet, then he's breaking the law.

Ted Fratto : Watch it, Ms. Parsons.

Ellen : And if you're knowingly taking the fall for somebody else then you're breaking the law. It's called obstruction of justice. Allows us to tack on more time to those eight years.

Rhyne : Wait, what's she saying?

Ellen : I'm saying that your lawyer doesn't have your back, Donnie.

Ted Fratto : Ms. Parsons, can I have a word?

Ted Fratto : What the hell do you think you're doing?

Ellen : What you should be doing helping your client stay out of jail.

Ted Fratto : You're going to want to check that tone.

Ellen : You don't give a shit about Donnie. I know you're working for his supplier.

Ted Fratto : You don't want to make accusations like that, and you don't want to tamper in my clients' affairs. I'm afraid they're a bunch of real unsavory types, Ms. Parsons. The kind that can have a lot of fun with a girl like you.

Ted Fratto : We're done here, Donnie.

Ellen : Think about it, Mr. Rhyne.

Ted Fratto : Don't say anything.

Ellen : You've got 48 hours. I can make it all go away.

 

Patty goes to the former office of Ellen. She enters and looks at the picture of Ellen and David.

 

Tom : Patty. You sure you're okay with this?

Patty : Yeah. Get this stuff out of here. I want you to start interviewing possible associates. We're going to bring on somebody new.

Tom : Sure ?

Patty : Tom...

Tom : What is it?

Patty : How long have you been with me now?

Tom : Oh, almost 11 years.

Patty : And how many lawyers have gone through the firm since then?

Tom : A lot. A lot, Patty.

Patty : But you... you made it through.

Tom : What's your point?

Patty : It's time to put your name on the door. You don't like the idea?

Tom : No, I mean, yeah, yeah, uh... Absolutely. Thank you. Thanks, Patty. I...

Patty : So we're ready for the deposition?

Tom : Ms. Tobin is all set up in the conference room.

Patty : Good.

 

In the conference room.

 

Patty : Mrs. Tobin, do you have any reason to believe that your son was privy to your husband's fraud?

Mrs Tobin : Absolutely not. My son knew nothing.

Patty : When was the last time you saw your son?

Mrs Tobin : Thanksgiving. Mr. Winstone advised us not to have contact after that.

 

- - - - - -    Thanksviging in the Tobin family    - - - - - -

Joe Tobin : That's the floor shaking with laughter. I... I know you're not supposed to do this with water, but... Happy Thanksgiving. Lord knows, I have a lot to be thankful for. I'm terrible at speeches, so...

Carol : You all heard his toast at my wedding.

Joe Tobin : I froze a little bit. I froze a lot of bit. Um... I'll keep it simple. I love you all. Cheers. Cheers.

Tobin : Thank you, son.

- - - - - - - - - - - - 

Patty : So you had no hint of what was to come? Your husband didn't seem anxious?

Mrs Tobin : He may have been more emotional than usual. Other than that, it was like any other Thanksgiving.

Patty : And when did that change?

Mrs Tobin : Somewhere around the pie.

 

- - - - - -    In the lounge Tobin    - - - - - -

 Mrs Tobin : One, two, three. I'm cleaning you out.

Kevin : One, two...

Mrs Tobin : Oh, mine.

Kevin : One, two, three.

Mrs Tobin : Louis? Sweetheart, are you okay?

Tobin : I'm sorry, Rachel. Could you give me just a few minutes with my family?

Carol : She is family.

Joe Tobin : Dad, what are you doing?

Tobin : Maybe you could take Kevin upstairs. Let him feed the fish.

Rachel : Of course.

Mrs Tobin : Yeah, that would be fun. Yeah. Feed the fish.

Rachel : Come on, sweetie.

Joe Tobin : What happened?

Carol : Daddy?

Joe Tobin : Dad?

- - - - - - - - - - - -  

Mrs Tobin : And that's when he told us.

Patty : About the fraud? That is was a Ponzi scheme?

Mrs Tobin : Yes. He said the business was all a lie. The investments weren't real. He said he couldn't hide it anymore.

Patty : Your son Joe contacted the district attorney the next morning. Isn't that right?

Mrs Tobin : Yes.

Patty : Did that make you angry?

Mrs Tobin : What my son does is his own business.

Patty : Joe worked for your husband. Do you think he knew about the scheme?

Léonard Winstone : Objection. Calls for speculation. Mrs. Tobin can't be expected to guess what's in her son's head.

Mrs Tobin : You are going to depose Joe. Ask him.

Patty : Mrs. Tobin, you say that you knew nothing about your husband's fraud.

Mrs Tobin : Yes.

Patty : You shared your life with him for over 40 years, and yet you didn't know that he was stealing?

Mrs Tobin : Actually, I... I'm so sorry. Darling, can you get me an Earl Grey - no sugar, dash of skim? We'll get that for you. Would you, please? Thank you. Make sure it's skim. I need caffeine. God, I was up till 3:00, making Jell-O for my grandson. You know, safari animals. With that mold we bought in Tanzania, remember? That little boy, the village boy with the cleft palate. I'm sorry. What was the question?

Patty : $70 billion went through your husband's fund. Don't you think it inconceivable that he didn't tuck some of that away for the family?

Mrs Tobin : I live on tuna, Ms. Hewes. I live on tuna, Ms. Hewes Two cans a day since youseized all our assets. If my husband stashedmoney, he certainly never told me where he put it.

Patty : You claim that your husband didn't lay any money away for your family.

Mrs Tobin : That's right.

Patty : I'm confused. How could you know that for certain?

Léonard Winstone : You want to get a waterboard? You know, you've been questioning my client for over five hours now. We're going in a circle, don't you think?

Mrs Tobin : It's okay, Lenny. This is the most interesting conversation I've had in months. My friends won't talk to me, or my children. My lawyer advises me not to speak to my husband. I can't get my hair done. I can't eat at a restaurant. I can't go to the theater. I like you, Ms. Hewes. You know what it's like to have a husband who betrays you.

Patty : You know about my divorce.

Mrs Tobin : I read that he cheated on you.

Patty : I wasn't terribly surprised.

Mrs Tobin : So you understand that men have their secrets.

Patty : Yes. But so do women. And I find that women are better at keeping them.

 

Six months later

 

Huntley : D... do you think this may have been done to you on... on purpose? 

Patty : I have no idea.

An officer : Detective.

Huntley : Excuse me.

Trammell : I tracked the VIN on the car that hit Ms. Hewes.

Huntley : Did you find who it's registered to?

Trammell : Yeah, got a name and address.

Huntley : Who's the owner?

Trammell : Thomas Shayes.

Huntley : Where does it say that?

Trammell : There. Registered to Thomas Shayes.

 - - - - - - - - - - - - 

Patty : Yeah?

Tom : A contact of mine just told me Joe Tobin reached out to ABC.

Patty : What for?

Tom : He wanted to do an interview with Diane Sawyer. Set the record straight. But his lawyers shut it down at the last second.

Patty : The pressure's getting to Joe.

Tom : If he reached out to the press, could be he's willing to break from the family.

Patty : Well, his mother won't tell us the truth. Maybe we can get it from him.

 

Ellen receives a package in the office of Attorney 

Gates : Ellen.

Ellen : Hey, boss.

Gates : This came for you. It's from Hewes & Associates. Do you have any idea what it might be?

Ellen : No, none.

Gates : Uh, listen, I know you have a relationship with Patty Hewes, but maintaining confidentiality in this office is imperative.

Ellen : Of course.

Gates : I have no desire to pry into your personal life, but I have to ask you to use discretion if you speak with her about the Tobin investigation.

Ellen : We don't talk anymore. So it won't be a problem.

Gates : All right. Good. Ah, I hate conversations like this. I just needed to know you and I were on the same page.

Ellen : We are, absolutely.

Gates : Okay.

 

 

In a market at a fruit stand

 

Client : You Joe Tobin? You assholes took everything I own.

Joe Tobin : Hey. I'm... I'm sorry.

Client : Oh, really? Are you?

Joe Tobin : Yes, I am.

Client : Hey.

Joe Tobin : Whoa. Okay. Easy, all right?

Client : Look me in the face, Joe. Come on.

Joe Tobin : If you lost money with my father, I'm sorry. Okay? I... I'm truly sorry. - Sorry, Bobby.

Client : Hey, dickhead! Buy me my goddamn groceries. Look at me.

Joe Tobin : Hey, hey, hey. Please stop, okay?

Client : Tell me to stop...

Joe Tobin : Why can't you stop? Shit. Shit! Asshole. 

 

The man insists on shoving, Joe turns around and hits

 

Gates : I really don't understand your position on this.

Patty : It's my client's position; it is not mine.

Gates : He won't press charges even though there were witnesses there when Tobin assaulted him.

Patty : I told him. He's not interested.

Gates : That's all there is to it?

Patty : What are you implying?

Gates : I just... I'd hate to find out you're playing games.

Patty : Games? You overestimate me, Mr. Gates.

Gates : You and I should be working together on this. I build the criminal case, you recover the money for the victim.

Patty : That's all I want to do.

Gates : Well, this could be my way in, right? Put some pressure on Joe Tobin, find out if he's involved with the fraud. I can't do it if he won't press charges.

Patty : I don't know what to tell you. He's made up his mind.

Gates : Okay, well, then... this is now officially a waste of my time.

Patty : Thank you for letting Tobin do this to you.

Client : Not a problem. But why don't you put Tobin in jail?

Patty : Because I think he's more useful to us out in the world. I appreciate your help.

Client : I hope you get what you need from the little prick.

- - - - - - - - - - - -

Joe Tobin : Thank you for meeting me.

Mrs Tobin : I miss you, Joe. Kevin and Rachel, too.

Joe Tobin : How did your deposition go?

Mrs Tobin : Oh, Lenny thinks I did really well.

Joe Tobin : Good.

Mrs Tobin : She's not particularly sharp, that woman. Lenny tells me you still won't visit your father.

Joe Tobin : Christ.

Mrs Tobin : It would mean so much to him. It would lift his spirits. Can't you just...?

Joe Tobin : Mom... no.

Mrs Tobin : How's my grandson?

Joe Tobin : He's... he's fine.

Mrs Tobin : When do I get to see him again?

Joe Tobin : I need you to tell me everything you know. He must have prepared for this.

Mrs Tobin : I wish he had.

Joe Tobin : Did he leave us any money?

Mrs Tobin : If he'd left us money, don't you think he would have told you? Damn.

Joe Tobin : Don't smoke another one.

Mrs Tobin : You know... wanted to meet me... I thought you were reaching out.

Joe Tobin : I am. I'm asking you to tell me the truth about him.

Mrs Tobin : And I have.

Joe Tobin : Thanksgiving night? Who did he call? I saw it.

Mrs Tobin : I don't know.

Joe Tobin : We need to give them something. We need to cooperate. Otherwise, we can't clear our name. Who did he call?

Mrs Tobin : It won't make a difference.

Joe Tobin : Mom.

Mrs Tobin : Please leave it alone.

Joe Tobin : If you don't tell me who he called, you'll never see your grandson again.

Mrs Tobin : You want the truth? Here it is.

 

Six months later

 

Officer : Here you go.

Patty : Thank you. Have they found the driver yet?

Officer : Not to my knowledge.

Patty : Where's Detective Huntley?

Officer : Ma'am, he said, "Sit tight." He'll be back.

Hubtley : Mr. Shayes?Thomas Shayes? It's the police. Are you sure this is where the car was registered?

Trammell : What do you think these are?

 

Huntley sees a man who watches the window of Tom Shay.

- - - - - - - - - - - -

Ellen : Tom Shayes!

Tom : Hey. Good to see you.

Ellen : I was surprised you called.

Tom : I was organizing my contacts, and I figured, "What the hell?"

Ellen : So, how's life at Hewes & Associates?

Tom : It's good, it's, uh... it's great, actually. Uh, Patty's putting my name on the wall.

Ellen : Hewes & Shayes?

Tom : Yeah.

Ellen : That's fantastic! Congratulations.

Tom : Thanks. And you, you're... you're, uh, working Narcotics at the D.A.'s?

Ellen : Yeah, working on a felony drug conviction.

Tom : Exciting.

Ellen : Not at the moment. We're trying to get a drug dealer to give up his supplier.

Tom : He's not biting?

Ellen : I offered a deal, but time's running out, and we don't have enough leverage.

Tom : Well, you'll figure out something.

Ellen : I've been wanting to talk to you for a while, to apologize, actually.

Tom : About what?

Ellen : The day your son was born, the FBI arrested you and you missed his birth. I hated being a part of that.

Tom : Well, in the end, you had my back.

 

The device sounds of Tom

 

Tom : Sorry.

Tom : Oh, shoot, my meeting got bumped up.

Ellen : Where you headed?

Tom : You?

Ellen : Downtown.

Tom : Mm. Well, good luck on your case. And, you know, if you're up for it, let's grab dinner sometime.

Ellen : Yes, let's do it.

Tom : That'd be great.

Ellen : I'll see you, Tom.

Tom : Okay. Hey... I know you didn't ask about it, and I don't even know if you care.

Ellen : About what?

Tom : Patty. God knows she'd never say anything, but... she'd love to have you back. There's always a place for you at Hewes & Shayes.

Ellen : Thanks, Tom. It's nice to hear. But I've moved on.

 

- - - - - - - - - - - - 

Patty : Hi, Perry. - Yeah, uh, send him up.

Patty : You know, you really shouldn't have come here.

Joe Tobin : Well, I couldn't go to your office. My attorney wouldn't want me to have any contact with you.

Patty : I can understand that.

Joe Tobin : I've ignored his advice once as it is, so...

Patty : How's that?

Joe Tobin : I spoke to my mother. She didn't tell you everything that happened on Thanksgiving. After he confessed to us, I saw my father make a phone call. He doesn't know I saw him.

Patty : Well, do you know who he called?

Joe Tobin : No, but my mother does. I got her to... give me this.

Patty : You recognize the number?

Joe Tobin : No.

Patty : Did you try to call it?

Joe Tobin : If this number has anything to do with my father's fraud, I don't want to know who's on the other end.

Patty : So that's why you're here.

Joe Tobin : I assaulted a man, Ms. Hewes. I assaulted a man. I don't want to live like this anymore. So... if I give you this number, I want something in return. I want you to tell the press and the D.A. that I cooperated and that I knew nothing... and that I'm trying to help.

Patty : Well, if that turns out to be the truth, it will be my pleasure.

Joe Tobin : Ms. Hewes, my father and I were very close. At least I thought we were.

Patty : Thank you for this.

Joe Tobin : I wouldn't get your hopes up. My father didn't hide any money. Man left us with nothing.

 

 

Rhyne joined him, parked his motorcycle. Two people out of a car with batons and beat up the bike.

 

Rhyne : Yo, yo, what are you doing, man?!

Man : Keep your mouth shut, asshole.

Rhyne : Jesus. Goddamn!

 

 

Ellen arrives in the office, Rick has lost their bet and welcome

 

Rick : Congratulations. Hundred bucks.

Ellen : Donnie flipped?

Rick : He fired his attorney. Now he wants to talk.

Ellen : What happened?

Rick : Apparently, that supplier was worried Donnie wasn't gonna keep his mouth shut, sent a couple punks over to threaten him. They, uh, totaled Donnie's Harley with a baseball bat.

Ellen : Really?

Rick : But they didn't intimidate him. It just pissed him off. Doesn't make sense.

Ellen : Just pushed Donnie too far. It backfired.

Rick : Ellen... those guys with bats, did you...?

Ellen : Did I what?

Rick : You know.

Ellen : Right.

Rick : Right.

Chris : Very nice. Donnie joined your team.

Ellen : Feel like I'm the last person to know about this.

Chris : Who's the box from?

Ellen : Patty, I guess.

Chris : You gonna open it?

Ellen : I was thinking I might just toss it.

Chris : Come on. You aren't curious?

Ellen : Knock yourself out.

Chris : What's the occasion?

Ellen : There isn't any.

Chris : What, she just sent it to you for no reason?

Ellen : Patty always has a reason.

Chris : Gonna keep it?

 

 

Six months later

 

On a vacant lot, a shelter of cardboard which saw a homeless

Huntley : I can see you in there. Why don't you come out? Like to ask you a couple questions.

Homeless : You guys cops?

Trammell : Detectives Trammell and Huntley.

Homeless : Huntley. That Irish?

Huntley : Welsh.

Homeless : All right, I'll trust a Welshman. Who you looking for? Hey, hey, hey, hey, easy! All you gotta do is ask! What are you doing, man?

Huntley : Okay, what do you got in there?

Homeless : What are you looking for? I only take cash.

Trammell : How much for that?

Homeless : No, no, no, no, no, no, this beauty's not for sale.

Huntley : Oh, no? That's too bad.

Homeless : Oh, come on, man.

Huntley : Why don't you tell us where you got this?

 

Joe made a footing, a car stopped near him

 

Léonard Winstone : Joe.

Joe Tobin : Jesus. What's going on?

Léonard Winstone : I need you to come with me.

 

Ellen looks at the bag and called Tom

 

Ellen : Hey, Tom. It's Ellen.

 

Patty works in a bar while drinking whiskey.

 

Julian Decker : Drinking alone.

Patty : I'm sorry, what was your name again?

Decker : Julian Decker.

Patty : Oh, right. The sort-of architect.

Decker : Buy you another?

Patty : No, thank you.

Decker : Two bourbons.

Decker : What's with the puss?

Patty : Beg your pardon?

Decker : The face. You look troubled. I think you're just lonely. Got no one to talk to.

Patty : And you're going to fill the void?

Decker : Crazier things have happened.

Patty : Not to me.

Decker : What's this?

Patty : My measurements.

Decker : Seriously, whose number is it?

 

Patty brings together business, rises and leaves.

 

In the toilet

 

Patty : Well...

Ellen : I called Tom. He told me I could find you here.

Patty : I wasn't sure I'd ever see you again. So how's it going at the D.A.'s office?

Ellen : Good.

Curtis Gates is a great boss. He's very complimentary of my work.

Patty : I'm glad to hear that.

Ellen : Yeah. A dealer flipped in my narcotics case.He gave up his supplier, and I'm getting all the credit.

Patty : Congratulations.

Ellen : The only problem is, I had nothing to do with it.

Patty : No?

Ellen : No, but I think you did.

Patty : I'm flattered, but you're being paranoid.

Ellen : I could have done it myself, Patty, but I don't want to work that way anymore.

Patty : Ellen, why would I interfere with your case?

Ellen : That's a good question. Here's another one. Why would you send me that gift?

Patty : I thought you'd like it.

Ellen : What do you want from me?

Patty : Nothing.

Ellen : You don't have to worry about me. I forgave you. All your secrets are safe. So we can just get on with our lives.

Patty : Well, did you like the bag?

Ellen : It's a $3,000 Chanel. Yeah, I liked it.

Patty : Good. I wasn't sure if it was your taste. It's good to see you.

Ellen : Patty... If you want to talk to me, don't play games. You could just pick up the phone, call.

 

Six months later

 

Huntley : So you have no idea where this came from?

Homeless : I don't remember; it might have been a gift.

Huntley : A gift, huh? It's not really your style.

Milton Trammell : Vic. You want to look at this?

Huntley : Excuse me.

 

 

Leonard Winstone brings Joe into the office.

 

Tobin : Hello, son.

Joe Tobin : They're letting you leave the apartment.

Tobin : Only to see my attorney. Lenny arranged it. I'm grateful that you came, Joe. I know you don't want anything to do with me, but we need to talk.

Joe Tobin : There's nothing to say.

Tobin : Lenny tells me that you wanted to go to the press. You can't do that.

Joe Tobin : You are telling me what to do?

Tobin : I want you to take care of the family.

Joe Tobin : The family? Jesus Christ. It's a little late to be worried about us now, don't you think?

Louis Tobin : I know you hate me for what I did But I'm going to die in prison for it. And I need you to provide for your mother and your sister.

Joe Tobin : What the hell are you talking about?

Louis Tobin : We've got money, Joe.

Joe Tobin : What?

Louis Tobin : We do. It's... out there.

 

 

Patty called the number given him by Joe Tobin.

 

Tom watches the workmen add his name under that of Patty.

 

Ellen from her office, she exchanged her bag with the Channel offered by Patty.

 

The phone rings in the tray that meets homeless.

 

Homeless : Yeah, hello. Who is this?

 

 

Six months later

 

Huntley : Sorry to keep you waiting, Ms. Hewes, but, um...

Patty : Yes?

Huntley : What are you not telling us? This car accident is getting a little more complicated.

Patty : What do you mean? What's going on?

Huntley : Well, Ms. Hewes, we found a body.

Patty : A body? Whose?

 

 

Faced with the wall bears poster :

 

HEWES

SHAYES

Associates

 

Tom : A little left. - Good. - More. - Perfect.

 

 Ecrit par mamynicky 

Kikavu ?

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RonanBart 
05.10.2016 vers 14h

drogba 
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choup37, Avant-hier à 17:37

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teddymatt, Hier à 21:38

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