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#509 : Le traître

  

 

Ellen s'entraîne au club de tir. Elle sait que Patrick Scully est en ville.

De son côté, Scully a retrouvé la trace d'Ellen et se procure le code d'entrée de l'immeuble de son bureau.

Patty enregistre les dépositions de McClaren, Gitta et Rutger Simon. 

Plus tard, Rutger dénonce McClaren auprès de Patty, l'accusant d'avoir téléchargé les informations personnelles de Naomi.

 

Titre VO
I Like Your Chair

Titre VF
Le traître

Première diffusion
05.09.2012

Première diffusion en France
05.09.2013

Plus de détails


[J'aime ton fauteuil]

Titre VO:  I like your chair
Titre VF:   Le traître

Première diffusion US 
DirecTV :
 05/09/2012

Première diffusion France
Canal +: 05/09/2013

Patty vient voir Ellen pour prendre les dispositions nécessaires aux dépositions de ses clients.

---------- Une semaine plus tard ----------

Patty est emmenée par les Détectives Williams et Ortiz.

Ellen git dans la ruelle, sur le toit terrasse, une silhouette se penche. Il s’agit de Patrick Scully.

Au poste, Patty est interrogée par les détectives.

---------- Rome, 2011 ----------

Herreshoff et Naomi concluent une affaire avec un entrepreneur italien. Herreshoff voudrait finir la soirée avec elle mais Naomi préfère rentrer. En fait elle a rendez-vous avec Channing. Elle lui parle du Fonds 23 dont l’analyse financière dénonce un délit d’initié. Ils finissent par coucher ensemble.

Rutger vient lui rappeler qu’il a une interview et aperçoit Naomi dans la chambre. Plus tard, il lui reproche d’avoir couché avec leur source, employée dans l’une des plus grosses banques d’Amérique. Depuis 8 ans il est obligé de réparer les bêtises de McClaren. Etre sa nounou constamment lui a coûté sa femme et sa fille.

----------

Channing et Rutger prennent un verre ensemble. Rutger ne comprend pas comment, malgré les vérifications habituelles, Torben lui a paru acceptable.

Ellen communique le dossier de Scully à Cooper, son enquêteur, pour qu’il essaie de le retrouver. Le sachant dangereux, elle a besoin de savoir où il est et ce qu’il fait.

Scully est justement dans une voiture devant l’immeuble d’Ellen. Il attend que Kate entre puis à l’aide d’un détecteur infrarouge, note les chiffres du code de la porte d’entrée.

Ellen est interviewée sur un plateau télévisé au sujet de la dernière divulgation de McClaren. Des manifestations ont eu lieu devant le Pentagone. Le journaliste se demande si McClaren en prend la responsabilité. Ellen répond que son client prend seulement la responsabilité d’avoir diffusé la vérité. Le journaliste rappelle que McClaren est poursuivi en justice par Patty Hewes pour mort illicite et demande si le procès sera affecté par cette dernière divulgation. Ellen ne peut commenter les détails de l’affaire McClaren, mais son client continuera de tenir les institutions corrompues responsables pour leurs actions. Il ne se laissera pas intimider par les accusations de Patty Hewes.

Patty regarde l’interview sur son PC. Herndon vient lui apporter le dossier qu’il a constitué sur Torben. Patty l’ouvre et sourit.

Ellen se sent coupable d’être mise en avant par la publicité faite autour de la dernière affaire McClaren, alors que Chris en a pris tout le risque. La mère d’Ellen, Denise, bouleversée par les appels de son mari lui reprochant d’être partie, vient chercher refuge auprès de sa fille.

Le lendemain, à sa demande, Gary vient voir Ellen à son bureau. Elle lui reproche de ne pas respecter sa mère et lui demande de laisser Denise tranquille. En colère Gary s’en va en laissant un message pour Denise à qui il demande de rentrer à la maison et cesser d’agir comme une idiote.

Torben informe Herreshoff qu’Ellen et Patty sont toutes deux au courant qu’il a financé l’organisation de McClaren. Herreshoff en rejette la faute sur Rutger Simon qui a échoué dans le contrôle de cette affaire.

Ellen entre dans l’immeuble de son bureau. Scully entre ensuite. Il porte des gants pour taper le code d’entrée. Il entre furtivement dans les locaux d’Ellen en préparant un lacet, mais Ellen n’est pas dans son bureau, elle est montée sur le toit. Kate arrive à son tour, ce qui fait fuir Scully.

Durant la déposition des clients d’Ellen par Patty, Channing nie avoir agressé sexuellement Naomi lors de leur rencontre à New York. Patty retient Rutger pour l’interroger sur Torben. Rutger explique qu’il est l’un de leurs donateurs principaux. Bien qu’ayant enquêté profondément lorsque Torben a pris contact avec lui, il n’a pas découvert que Torben avait une relation financière avec Bennett Herreshoff, PDG de la Banque Princefield. Patty produit un article paru dans le Wall Street journal du 7 septembre 1987, dans lequel Helmut Torben a garanti des financiers pour un fonds spéculatif dirigé par Bennett Herreshoff. Pour Patty il s’agit d’un conflit d’intérêt. Rutger l’admet mais répète qu’il n’en avait pas connaissance.

Ellen prend rendez-vous avec Torben. Ce dernier nie avoir participé au délit d’initié du Fonds 23. Ellen veut connaître la vérité pour pouvoir le protéger contre Patty. Torben répond qu’elle sait tout ce qu’elle a besoin de savoir.

Channing reproche à Rutger de n’avoir pas pu répondre aux questions de Patty. En colère, Rutger estime qu’il a fait plus pour McClarenTruth que Channing. Ce dernier l’informe qu’il est viré. Sans son nom, son visage, Rutger n’est rien et où qu’il aille le site web est avec lui. Rutger reste seul dans la rue, désemparé.

Waleed Cooper a retrouvé Scully et il apprend à Ellen qu’il est revenu à New York. Il a même rendu visite à Stefania McKee. Ellen lui demande de le surveiller 24 heures sur 24 et de ne surtout pas le perdre de vue. Il lui promet de l’empêcher de s’approcher d’elle.

Rutger est chez Patty. Il lui avoue qu’il ne peut protéger Channing plus longtemps. Il a rencontré Naomi sans l’en avertir. Il l’a rencontrée de nouveau à New York et lorsqu’il est revenu au bureau, Channing était contrarié. Il avait peur que Naomi le dénonce à la police pour agression. Puis Channing lui a demandé les codes qu’il avait donnés à Naomi. Ensuite, ils ont reçu les informations, les ont vérifiées, tout était correct. Plus tard, dans la nuit, il a surpris Channing devant son PC, en train de télécharger des données d’une clé USB. Channing possède l’expertise nécessaire pour pirater le système de Naomi et copier ses e-mails. Toutefois, s’il témoigne contre Channing, il veut conserver l’organisation et la diriger.

Rutger est retourné au bureau. Il se remémore son entrevue avec Herreshoff dans laquelle il l’informait que Channing avait eu connaissance du délit d’initié du Fonds 23. Il se proposait de retarder la divulgation le temps qu’Herreshoff dispose un parefeu pour se mettre hors d’atteinte, contre des fonds lorsqu’il aura réussi à se débarrasser de Channing McClaren en dévoilant la source : Naomi Walling. Rutger a mis son plan à exécution en téléchargeant lui-même la correspondance personnelle de Naomi sur le site.

Chez Parsons & Associés, Ellen laisse un mot pour Kate dans l’entrée en indiquant qu’elle est sur le toit.

Ellen regarde le pigeon qui a niché sur le toit. Scully à qui elle tourne le dos prépare son lacet en accédant au toit. Le pigeon s’envole, ce qui fait retourner Ellen. Elle tient son révolver dans la main et le pointe sur Scully, interdit. Cooper arrive à son tour et pointe également son révolver sur l’agresseur.

Redescendus dans le bureau, Scully est interrogé. Ellen veut savoir qui l’a embauché. Elle sait qu’il a une nouvelle vie avec une femme et un enfant, par ailleurs son ADN a été trouvé sur la carte de visite qu’Ellen avait sur elle ce jour là. Scully finit par avouer qu’il s’agissait de Patty Hewes.

Maggie introduit Ellen dans le bureau de Patty. En l’attendant, Ellen fait le tour du bureau puis s’assoit dans le fauteuil du Patty. Lorsque Patty entre, Ellen veut se lever mais Patty l’invite à rester dans son fauteuil. Ellen explique qu’elle ne pensait pas la revoir avant le procès et voulait lui souhaiter bonne chance. Elle ajoute qu’elles voulaient un combat loyal, en tête à tête dans une salle d’audience. Patty lui souhaite bonne chance à son tour. Elle se réjouit qu’Ellen soit là car elle voulait lui reparler de leur conversation à l’aéroport dans le Maine pour lui confirmer qu’elle n’avait rien à voir avec l’agression subie par Ellen mais si elle peut comprendre pourquoi Ellen l’a pensé, elle a été surprise de constater qu’Ellen croit encore qu’elle était impliquée. Ellen s’en excuse car bien sûr Patty n’a jamais voulu la faire tuer.

Puis Ellen se lève et sort, Patty regagne son fauteuil.

 

Ellen vient voir Patty pour prendre les dispositions nécessaires aux dépositions de ses clients.

Ellen : Le procès commence dans une semaine... et tu n'as pas encore pris la déposition de mes clients.

Patty : Je suis consciente de ça.

Ellen : Tu as plein de temps, donc si tu demandes une extension, je te combattrai là-dessus.

Patty : Je n'ai pas besoin d'une extension. J'ai hâte que le procès commence. Je déposerai tes clients cette semaine.

Ellen : Combien de jours ?

Patty : Un.

Ellen : Pour déposer trois personnes ?

Patty : Un jour devrait suffire.

Ellen : Un ce sera.

Patty : Je vois que tu as fait sensation dans les médias. Je comprends que certains très grands clients peuvent venir vers toi.

Ellen : Oui.

Patty : Sois prudente, Ellen. Un goût au succès peut être délicat.

Ellen : Pourquoi ça ?

Patty : Ça rend l'échec bien plus... douloureux.

Ellen : Merci pour le conseil.

 

---------- Rome, 2011. ----------

Herreshoff et Naomi concluent une affaire avec un entrepreneur italien.

Herreshoff : On a hâte de partager notre stratégie avec vous. Produits dérivés, matières premières, pas vraiment des scoops. On ne veut pas rivaliser sur un champ encombré de cadavres.

Naomi : L'idée entière du Fonds 23 est de sculpter un territoire vierge.

L’entrepreneur : Trouver la fille de 14 ans qui deviendra le top model suivant, non ?

Herreshoff : Molto buono.

L’entrepreneur : J'aime ce que j'entends.

Naomi : Merci pour la présentation privée. Très beau travail. Vraiment beau.

L’entrepreneur : C'était mon plaisir, vraiment. Donc on ira chercher votre équipe demain à votre hôtel et on verra les détails, ok ?

Herreshoff : Excellent. Ciao.

L’entrepreneur : Ciao, au revoir.

Naomi : Merci.

 

Naomi : Ça s'est bien passé.

Herreshoff : L'enculé est accroché. Si toi et Bruce ne l'embobinez pas, demain, vous êtes virés. Alors, déjeuner plus tard ? Quelqu'un m'a parlé de ce restaurant sur Via Soldati.

Naomi : Merci, je retourne à l'hôtel. Je subis toujours le décalage horaire.

Herreshoff : Que fais-tu plus tard ?

Naomi : Bennett, je t'ai dit.

Herreshoff : Allez. On est à Rome. Une dernière fois. Arrêtons avec style.

Naomi : Je dois y aller. Je te verrai demain.

 

Plus tard, dans la chambre d’hôtel de Channing McClaren.

Naomi : Je ne pensais pas que ça se passerait comme ça. C'est ta procédure standard ? Tu ne fais pas ça avec quiconque t'offre de l'information.

McClaren : Non, bien sûr que non.

Naomi : Tu en penses quoi ?

McClaren : C'était bien.

Naomi : Je veux dire le fonds 23. Si tu voyais nos données financières internes, il y a un modèle qui ne peut être expliqué que par un délit d'initié.

McClaren : Si je dois t'aider, j'aurai besoin de plus de preuves.

Naomi : Je peux t'avoir tous les documents.

 

Rutger frappe à la porte.

Rutger : Channing, tu es levé ?

Naomi : Jesus.

McClaren : Non, c'est bon. C'est un de mes gars. Qu'est-ce qui se passe ?

Rutger : Prêt pour ton interview ? Je suppose que t'a oublié ?

McClaren : Non, non, non, je serai prêt. Juste 10 min.

 

Plus tard, à l’hôtel

Rutger : Si on pouvait exposer Princefield, ce serait un coup majeur pour nous. Cependant, il y a un problème.

McClaren : Quoi ?

Rutger : Tu l'as baisée, Channing. A quoi tu pensais nom de Dieu ?

McClaren : Ce ne sera pas un problème.

Rutger : Comment peux-tu être un tel enfant ? Tu as une idée de toutes les façons dont ça pourrait t'exploser au visage ?

McClaren : Tu n'as pas à t'en faire pour ça.

Rutger : Depuis 8 ans, j'ai dû m'en faire pour tout ce que tu fais. Etre ta nounou m'a coûté ma femme, ma fille.

McClaren : Tu exagères.

Rutger : Tu ne comprends pas, n'est-ce pas ? Naomi Walling est une source dans l’une des plus grosses banques d'Amérique. Si tu avais une idée de ce qu'il faut pour être un vrai journaliste, tu comprendrais comment tu as peut-être compromis cette foutue organisation entière.

McClaren : D'accord ! Que veux-tu de moi ?

Rutger : Je veux que tu arrêtes d'agir comme un putain de demeuré.

 

Chez McClarenTruth.

McClaren : Ça va ?

Rutger : Oui, bien. Bien.

McClaren : Tu veux être seul ?

Rutger : Non. Viens. Rejoins-moi. Donne-m’en une.

McClaren : Cette divulgation était bonne.

Rutger : Oui, c'était amusant, hein ?

McClaren : Comme ça l'était avant.

Rutger : Ce business avec Helmut Torben... Je ne sais pas comment c'est arrivé. Je l'ai examiné de près, fait les vérifications d'antécédents comme toujours. Il semblait totalement réglo. Je suis désolé.

McClaren : C'est rien. Je sais que tu as mes meilleurs intérêts à cœur.

 

Ellen est au stand de tir avec Waleed Cooper.

Cooper : Bon groupement, surtout pour un port d'arme dissimulée. Chris t'a appris à tirer ?

Ellen : Non. Un autre gars que je connaissais.

Cooper : Il t'a bien appris. Alors... je peux faire quoi pour toi ? Qui est-ce ?

Ellen : Son nom est Patrick Scully. Il a été en prison pour cambriolage il y a quelques années puis il a quitté la ville.

Cooper : Et maintenant tu veux que je le retrouve.

Ellen : Oui. Voici sa dernière adresse connue.

Cooper : Ça vient faire quoi avec l'affaire McClaren ?

Ellen : Ce n'est pas à propos de l'affaire. C'est personnel.

Cooper : J'aime ce travail, mais je dois savoir ce pourquoi je suis payé.

Ellen : Il y a quelques années, Scully a essayé de me tuer.

Cooper : Merde.

Ellen : Et l'enquête de la police n’a abouti nulle part. J'ai juste pu avoir cette information récemment.

Cooper : Ecoute... Je ne peux pas être impliqué dans une vengeance de membre de groupe d'autodéfense.

Ellen : Ce gars est dangereux. Je dois savoir où il est et ce qu'il fait.

 

Patty regarde la diffusion d’une interview d’Ellen.

Ellen : L'importance de la dernière divulgation de Mr McClaren ne peut être exagérée. L'armée des États-Unis soumet régulièrement ses propres soldats à des abus psychologiques.

Journaliste : Mais il y a eu des manifestations à l'extérieur du Pentagone pendant trois jours de suite. Channing McClaren en prend t-il la responsabilité ?

Ellen : Mon client prend seulement la responsabilité d'avoir dit la vérité. Ces manifestations reflètent simplement l'indignation du public Américain en apprenant les faits.

Journaliste : Mr McClaren est poursuivi en justice par Mme Hewes pour mort illicite. Cette divulgation affectera-t’il le procès?

Ellen : Je ne peux commenter les détails de l'affaire McClaren, mais je dirai ceci. McClarenTruth va continuer de tenir responsables les institutions corrompues pour leurs actions. Mon client ne va pas être intimidé par les accusations grossières de Patty Hewes.

 

Herndon : La revanche d'une 'brunette' hors de contrôle. J'entends dire que certains clients majeurs revendiquent ses services.

Patty : Bien.

Herndon : Bien ? Qu'est-ce qui est bien ? C'est quoi, le gag "plus dure sera la chute" ?

Patty : C'est le dossier Torben ?

Herndon : Oui. Il y a un article très intéressant à lire.

Patty : Quelque chose d'utile pour la déposition ?

Herndon : Vois par toi-même.

 

Chez Ellen.

Ellen : Comment ça va à l'association des vétérans depuis que la divulgation a été postée ?

Chris : C'est étrange d'entendre tout le monde se demander qui l'a fait, mais... tous les vétérans

Ellen : Ça doit te faire du bien.

Chris : Oui. On dirait que c'était bien pour toi aussi. Je continue de lire tes citations dans tous les articles.

Ellen : Je me sens coupable d'avoir eu autant d'attention. Tu es celui qui a pris le risque.

Chris : Attends une minute. Où vas-tu ?

Ellen : Je dois travailler sur la déposition.

Chris : Non, pas besoin.

 

Le téléphone sonne.

Ellen : Merde. Désolée. Une seconde. Salut, maman. Ok, calme-toi. Dis-moi ce qui se passe.

 

Plus tard, Denise est chez Ellen.

Denise : Il n'arrête pas d'appeler. Chaque nuit. Me faisant la leçon, me disant comme je suis stupide d'être partie. Me disant que j'ai mis la honte sur la famille.

Ellen : La honte sur la famille ?

Denise : Il dit que je l'ai humilié et qu'il est gêné d'être vu au travail, à l'église.

Chris : Et voilà.

Denise : Merci, Chris.

Ellen : Bien sûr.

Chris : Je vais aller me promener, ok ?

Ellen : Ok. D'accord.

Chris : Au revoir.

Ellen : Qu'est-il arrivé ce soir ?

Denise : Il est venu au nouvel appartement, furieux, martelant la porte, criant que je rentre à la maison. J'étais terrifiée. J'ai pensé qu'il allait défoncer la porte.

Ellen : Qu'as-tu fait ?

Denise : J'ai prétendu ne pas être là. Mais il... s'est assis. devant ma porte pendant 2H. Je l'ai regardé par le judas. Enfin... il est parti et je t'ai appelée.

Ellen : Je suis vraiment désolée.

Denise : Je ne peux pas retourner à l'appartement seule.

Ellen : Non, bien sûr que non. Tu restes ici ce soir.

Denise : Non, je ne peux pas continuer de t'embêter. Ce sera plus facile pour tout le monde si je retourne vers lui.

Ellen : Maman, tu ne peux pas lui céder, ok ? C'est tout le problème. Il ne te respecte pas, et ne le fera jamais si tu ne lui tiens pas tête.

Denise : Comment suis-je supposée faire ça ?

 

Le lendemain, Ellen demande à son père de venir à son bureau.

Gary : Alors ... C'est Parsons & Associés ? Tu as même une pancarte sur la façade. Bien pour toi.

Ellen : Merci. Pourquoi ne pas t'asseoir Papa ?

Gary : M'asseoir ? On dirait que je vais avoir droit à une leçon.

Ellen : Je veux juste te parler.

Gary : Oui, bien sûr. Parlons.

Ellen : Tu dois laisser Maman tranquille.

Gary : Pardon ? Quoi ?

Ellen : Elle a besoin de temps loin de toi. Je sais que c'est dur, mais...

Gary : Non, c'est irrespectueux, ça oui. Partir comme elle l'a fait.

Ellen : Papa, je sais que c'est dur pour toi de comprendre...

Gary : Ne me prends pas de haut.

Ellen : Je vais dire ce que j'ai besoin de dire. Tu n'as jamais respecté Maman. Je t'ai vu l'appeler "stupide", "imbécile", "idiote".

Gary : Parce qu'elle agit comme une imbécile parfois.

Ellen : Elle est fatiguée de tous les jugements, les critiques constantes. Peu importe à quel point elle essaye, elle ne fait rien de bien.

Gary : Tu l'as convaincue de ça ?

Ellen : Non, Papa. Elle est venue à moi.

Gary : Que pense-t-elle qu'elle va faire sans moi ? Subvenir à ses besoins dans une pharmacie ?

Ellen : Qu'est-ce qui ne va pas avec ça ?

Gary : C'est ridicule. Elle ne veut pas être toute seule. Elle fait une colère. C'est tout. Elle veut de l'attention, juste comme ta sœur.

Ellen : Tu penses honnêtement que Maman recherche juste de l'attention ?

Gary : Oh, tu ne sais pas. Ta mère est très dure à vivre.

Ellen : Papa, je t'aime, vraiment, mais tu dois te foutre de moi.

Gary : Ne me parle pas comme ça.

Ellen : C'est un cauchemar de vivre avec toi. Elle a toujours essayé de te faire plaisir, de te rendre heureux, même quand tu la traitais comme de la merde.

Gary : Fais attention à ce que tu me dis.

Ellen : Et ce n'était pas qu'elle, c'était nous toutes. On avait toutes peur de nous faire crier dessus, humilier.

Gary : Quoi, tu penses que car tu as ton propre bureau et que ton nom est dans les journaux, tu peux me dire quoi faire ?

Ellen : Non, ça n'a rien à voir !

Gary : Écoute-moi bien, grand manitou. Dis à ta mère de rentrer à la maison et d'arrêter d'agir comme une foutue idiote.

 

Dans le bureau de Bennett Herreshoff.

Torben : Hewes et Parsons sont toutes deux au courant que j'ai donné de l'argent à l'organisation de McClaren. On est baisés.

Herreshoff : C'est une façon de le dire, oui. Comment cette foutue information a-t-elle pu sortir ? Tu disais que Rutger Simon allait contenir le problème.

Torben : Apparemment, il a échoué.

Herreshoff : Echoué ? Ou a-t-il intentionnellement laissé cela arriver ?

Torben : Pourquoi l'aurait-il fait ? Il a autant à perdre que nous.

Herreshoff : Je serai damné si je laisse ce connard d'impuissant m'abattre.

Torben : Quoi qu'il en soit, Parsons ne peut pas se permettre de m'exposer. Ça mettrait son affaire en péril, donc prendre des actions contre elle augmenterait seulement le risque.

Herreshoff : Et Patty Hewes ?

Torben : Hewes est concentrée sur McClaren.

Herreshoff : Pour le moment. Je ne sais combien de temps on peut compter là-dessus.

 

Scully entre peu après Ellen dans l’immeuble de son bureau. Celle-ci est montée sur le toit terrasse, il la suit en préparant un lacet pour l’étrangler. On entend les informations diffusées par une radio. En arrivant à son tour, Kate fait fuir Scully.

Radio : ...le premier ministre dit que son pays met en place une ligne de crédit de 10 milliards $ pour… projets d'infrastructure, nouvelles technologies et énergie verte... les fabricants de produits chimiques Hongrois dans un accord d'1.6 milliard $. En Serbie, le plus grand investissement Chinois est un pont de 225 millions de $ sur le Danube à Belgrade. D'autres projets dans la région incluent construction de voiture et TV...

 

Kate : Tu es arrivée tôt au bureau.

Ellen : Oui, je voulais travailler sur la déposition.

Kate : Ça va ?

Ellen : Oui, bien. Je ne me sens pas dans mon assiette.

Kate : Ça dure depuis quelques semaines.

Ellen : Etre dehors me fait du bien.

Kate : Peut-être que tu devrais aller voir un docteur, te faire ausculter.

Ellen : Regarde ce que j'ai trouvé. C'est un nid de pigeon.

Kate : Marrant, on ne voit presque jamais ceux-là.

 

La déposition des clients d’Ellen a lieu chez Hewes & Associés. Les déclarations se recoupent.

Patty : Quand pour la première fois êtes-vous entré en contact avec Naomi Walling ?

McClaren : Elle m'a contacté pendant que j'étais à Rome. Elle a dit qu'elle avait connaissance d’un délit d'initié à la Banque Princefield.

Patty : Et vous avez exprimé de l'intérêt pour ces informations ?

McClaren : Absolument.

 

Rutger : Mais on l'a informée que si elle voulait aider à exposer le fonds 23, il nous fallait plus de documents.

 

McClaren : Donc elle a fourni des preuves supplémentaires. Puis elle a demandé une rencontre à New-York.

Patty : Et vous l'avez rencontrée ?

 

Gitta : Non, je n'ai pas rencontré Mme Walling. Mon travail était d'aider à coordonner l'équipe technique tandis qu'on attendait que l'information sur Princefield arrive.

 

McClaren : Mais on n'était pas sûrs que l'information arriverait.

 

Rutger : Elle avait des doutes quant à donner suite.

 

McClaren : Donc je l'ai rencontrée.

Patty : Où a eu lieu cette rencontre ?

McClaren : L'hôtel Montclair.

 

Rutger : Je n'étais pas du tout au courant.

 

Gitta : Je n'ai su pour leur rencontre que des semaines plus tard.

 

McClaren : J'ai estimé ne pas avoir le choix. Naomi voulait une assurance face à face.

Patty : Et au cours de cette rencontre, vous avez sexuellement agressé Mme Walling ?

McClaren : On n'a pas eu le moindre contact sexuel.

 

Gitta : L'accusation est grotesque.

 

Rutger : Ça n'est jamais arrivé.

 

McClaren : Elle a dit qu'elle continuerait avec la divulgation et je suis parti.

Patty : Merci. Je n'ai pas d'autres questions.

 

Gitta : C'est tout ?

Patty : C'est tout.

 

McClaren : Donc on a fini ?

 

Rutger : Je peux y aller ?

Patty : Non. Non, Mr Simon, pas encore. Il y a encore un sujet dont j'aimerais discuter avec vous. Connaissez-vous cet homme ?

Rutger : Oui. Son nom est Helmut Torben. C'est l’un de nos donateurs principaux.

Patty : Comment avez-vous rencontré Mr Torben ?

Rutger : Il y a environ 1 an, il m'a contacté. Il croyait fortement en ce que Channing faisait et voulait nous financer.

Patty : J'imagine qu'avant de prendre un nouveau donateur, vous enquêtez ?

Rutger : En profondeur. La diligence raisonnable peut prendre des mois.

Patty : Donc je suis sûre que vous avez découvert que Mr Torben avait une relation financière avec Bennett Herreshoff, PDG de la Banque Princefield.

Rutger : Non.

Patty : Mr Simon, voulez-vous regarder ceci, s'il vous plait. C'est un article paru dans le Wall Street journal daté du 7 Septembre 1987. Pouvez-vous me dire ce que ça dit ?

Rutger : Apparemment, il y a 25 ans, Helmut Torben a garanti... des financiers pour un fonds spéculatif dirigé par Bennett Herreshoff.

Ellen : Puis-je voir ça ?

Patty : Mr Simon, vous avez posté une divulgation sur un délit d'initié du fonds 23 et votre principal donateur avait des transactions financières avec le PDG de la banque qui gère ce fonds. Reconnaissez-vous que c'est un énorme conflit d'intérêt ?

Rutger : Je suppose qu'on pourrait dire ça. Mais comme je l'ai dit, je n'en avais pas connaissance.

Patty : Je trouve ça très difficile à croire. C'est votre responsabilité de superviser les finances, exact ?

Rutger : Oui.

Patty : Donc soit c'était une surveillance insigne de votre part ou quelque chose de plus sinistre était impliqué.

Ellen : Objection. Abstenez-vous de faire la leçon au témoin, s'il vous plait. Posez une question.

Patty : Quand vous avez amené Mr Torben comme donateur, étiez-vous juste négligent ou avez-vous intentionnellement servi ses intérêts ?

Rutger : Quels intérêts ?

Patty : Si Mr Torben voulait discréditer Naomi Walling, la divulgation de ses infos personnelles n'aurait pas accompli justement ça ?

Rutger : On n’aurait pas eu de raison de participer à une telle chose.

Patty : Donc votre négligence n'était pas détournée.

Rutger : Certainement pas.

Patty : Juste extrêmement incompétent.

Rutger : Je n'ai pas dit ça.

Patty : Vous n'avez pas dit grand-chose, n'est-ce pas, Mr Simon, car vous ne pouvez pas vous expliquer, n'est-ce pas ? Je vous promets, Mr Simon, je poursuivrai cette question au procès et au-delà. Si vous êtes au courant d'un rôle que Mr Torben a joué dans cette divulgation, vous feriez mieux de me le dire.

Rutger : Je ne suis au courant de rien.

Patty : Pas d'autre question.

 

Dans le bureau de Helmut Torben.

Torben : Alors que puis-je faire pour vous, Mlle Parsons ?

Ellen : Commençons avec le délit d'initié du fonds 23. Vous avez fourni des tuyaux pour les actions.

Torben : C'est un strict mensonge.

Ellen : Je ne suis pas intéressée par vos démentis, Mr Torben. Et Patty Hewes ne le sera pas non plus. Elle a enregistré la déposition de Mr Simon aujourd'hui. Ça ne s'est pas bien passé. Donc peut-être que vous pouvez expliquer pourquoi vous financeriez un site web qui pourrait exposer votre propre activité illégale.

Torben : Je vous ai dit... Je n’ai pas fourni de tuyaux.

Ellen : Conneries. Rutger Simon sait pour le délit d'initié ? Je ne peux vous protéger à moins de savoir la vérité.

Torben : Ma chère, vous savez tout ce que vous devez savoir.

Ellen : Vous êtes un criminel, Mr Torben. Et, malheureusement, nous avons des intérêts similaires en ce moment. Mais ça pourrait très bien changer.

Torben : Pourquoi ça changerait ?

Ellen : Car Patty Hewes peut essayer de vous enrôler contre McClaren. Et elle peut être très persuasive.

Torben : J'ai une longue expérience à résister au charme des femmes.

Ellen : Bien. Car si vous foirez mon affaire... J'irai voir mes amis au bureau du procureur et vous irez en prison.

 

Channing a donné rendez-vous à Rutger dans la rue.

Rutger : Qu'est-ce qu'on fait ici ? On gèle.

McClaren : J'ai lu le compte-rendu de ta déposition. Tu savais que Torben était en relation avec Herreshoff ?

Rutger : Non, bien sûr que non.

McClaren : Je ne sais pas si je te crois.

Rutger : Pourquoi ? Car Patty Hewes lance des accusations dans une déposition ?

McClaren : Non, non, non, non. Car elle a posé des questions auxquelles tu ne pouvais pas répondre.

Rutger : Alors tu penses quoi, Channing ? Que j'ai comploté avec Torben et Herreshoff ? Pour quoi ? Pourquoi j'aurais fait ça ?

McClaren : Je ne sais pas. Mais en tout cas, tu as lâché l'organisation en amenant Torben.

Rutger : Après tout ce que j'ai fait. Tu n'avais rien quand tu m'as rencontré. Tu étais un enfant ignorant mais un génie pour les ordinateurs. Et comment tu me remercies ? En agissant comme un connard irréfléchi, utilisant la célébrité que j'ai créée pour toi pour baiser tout ce qui regarde vers toi.

McClaren : Tu sembles un peu jaloux, Rutger.

Rutger : Va te faire foutre. McClarenTruth a toujours été plus à moi que toi. Tu le sais aussi bien que moi.

McClaren : Tu es viré.

Rutger : Viré ? Tu rigoles ? Comment tu vas faire tourner l'organisation sans moi ? Juste toi et ta copine Australienne ?

McClaren : On se débrouillera.

Rutger : Comment ? Tu feras quoi pour les fonds ?

McClaren : Nous avons les fonds.

Rutger : Comment tu vas y accéder ? Je ne peux pas faire un chèque sans ta signature, comme tu ne peux pas en faire un sans la mienne. Pourquoi penses-tu que j'ai tout arrangé comme ça ?

McClaren : Quoi que tu penses avoir créé, sans mon nom, mon mon, mon visage, tu n'es rien. Alors je t'emmerde. Je suis Channing McClaren. Où je vais, le site web vient avec moi.

 

Waleed Cooper frappe à la porte du bureau d’Ellen.

Ellen : Entrez.

Cooper : J'ai trouvé Patrick Scully.

Ellen : Où ?

Cooper : Juste ici en ville.

Ellen : Il est revenu ? Comment tu le sais ?

Cooper : Tu avais raison. Cette vieille dame t'a menti. Stefania McKee le connaît. Scully y a été deux fois. Il lui a amené des courses.

Ellen : Où est-ce qu'il loge ?

Cooper : Je l'ai suivi jusqu'à un endroit à Marine Park. Et maintenant ?

Ellen : J'ai besoin que tu le suives. Suivre ses mouvements à la trace. 24 heures sur 24. L'argent n'est pas un problème. Quoi que tu ais besoin.

Cooper : Ok.

Ellen : Juste ne le laisse pas hors de ta vue.

Cooper : Il ne s'approchera pas de toi.

 

Dans l’appartement de Patty.

Rutger : Je tiens à Channing. Vraiment. Mais je tiens plus à l'organisation. Je ne peux le protéger plus longtemps.

Patty : De quoi exactement le protégez-vous ?

Rutger : Je ne sais pas où commencer.

Patty : Pourquoi ne pas commencer à Rome.

Rutger : Rome. Bien sûr. Comme vous le savez, c'est là que Channing a rencontré Naomi Walling. Elle l'a contacté directement et il l'a rencontrée sans m'avertir. J'aurais dû arrêter tout ça à ce moment-là.

 

Il raconte :

Rutger : Si tu avais une idée de ce qu'il faut pour être un vrai journaliste, tu comprendrais comment tu peux avoir mis en péril cette entière foutue organisation.

McClaren : Très bien ! Que veux-tu de moi ?

Rutger : Je veux que tu arrêtes d'agir comme un foutu demeuré.

McClaren : Ça n'arrivera plus.

Rutger : Ce serait mieux.

McClaren : Mais je n'abandonne pas cette divulgation. C'est trop gros. Trop important.

Rutger : Oui, d'accord, bien. Mais à partir de maintenant, Walling n'interagit qu'avec moi.

 

Patty : Donc, vous êtes d'accord pour continuer avec la divulgation.

Rutger : Malheureusement, oui.

Patty : Et de retour à New York, que s'est-il vraiment passé à l'hôtel Montclair ?

Rutger : Je n'étais pas là, donc je ne peux rien dire avec certitude. Mais j'ai vu Channing juste après.

 

Rutger : Où étais-tu ?

McClaren : J'ai merdé.

Rutger : Pourquoi ? Il s'est passé quoi ?

McClaren : Naomi Walling m'a recontacté. Elle voulait me rencontrer.

Rutger : Et tu l'as fait ?

McClaren : Oui.

Rutger : Jésus, Channing...

McClaren : Elle est en colère. J'ai peur qu'elle aille voir la police, dire que je l'ai agressée.

Rutger : Pourquoi dirait-elle ça ?

McClaren : Elle est venue vers moi. Les choses ont dérapé.

Rutger : Channing... Si elle appelle la police, si tu es arrêté...

McClaren : C'était un malentendu.

Rutger : Ça ne comptera pas. Tu étais seul avec elle dans une chambre d'hôtel. Elle a juste à t'accuser. Tes ennemis peuvent alors utiliser ça pour te détruire.

McClaren : J'ai besoin des codes que tu lui as donnés pour télécharger la divulgation.

Rutger : Pour quoi faire ?

McClaren : Donne-moi juste ces foutus codes.

 

Patty : Et vous lui avez donné les codes ?

Rutger : Stupidement, oui. On a reçu la divulgation. On l'a parcourue, examinée de près. Tout était légitime. Mais plus tard cette nuit-là, j'ai vu Channing à son portable.

Patty : Donc, Channing a posté les emails de Naomi.

Rutger : Oui.

Patty : Comment les a-t-il eus ?

Rutger : C'est un expert. Il a simplement piraté son système.

Patty : Pourquoi l'a-t-il fait ?

Rutger : Pour discréditer Naomi Walling. Si elle comptait aller à la police et l'accuser d'agression sexuelle, il voulait la dépeindre comme une salope de Wall Street.

Patty : Mr Simon, pourquoi vous me dites tout ça ?

Rutger : Je témoignerai pour vous contre Channing, mais je veux quelque chose en retour.

Patty : Quoi donc ?

Rutger : Je crois profondément en notre cause. Si je vous donne Channing, je veux que l'organisation continue. Et je veux la diriger. En être responsable. Mais je vais avoir besoin de financement.

Patty : Je pense qu'on peut trouver un arrangement.

 

Gary frappe à la porte de l’appartement d’Ellen.

Gary : Ouvre la porte. Où est-elle ?

Ellen : Elle n'est pas ici.

Gary : Connerie.

Ellen : Tu perds ton temps.

Gary : Je sais que tu la protèges.

Ellen : Oui. Elle est à l'hôtel.

Gary : Lequel ?

Ellen : Je ne te le dis pas.

Gary : Quel foutu hôtel ?

Denise : Gary, arrête, s'il te plait.

Ellen : Jésus, maman, retourne dans ta chambre.

Gary : Donc, maintenant tu mens pour elle ?

Denise : Ne blâme pas Ellen.

Gary : Crois-moi. Tu es celle que je blâme.

Ellen : Ok, papa, laisse-la tranquille.

Gary : Tu demandes le divorce et tu ne me le dis même pas ? Je dois le découvrir par un foutu courrier ?

Ellen : Ok, papa, tu peux partir.

Gary : La ferme ! Ecoute-moi. Il ne va pas y avoir de divorce.

Denise : S'il te plait, pars. On parlera plus tard.

Gary : Tu vas rentrer avec moi maintenant.

Ellen : Elle reste ici.

Gary : Arrête d'agir comme une foutue enfant et rentre à la maison.

Ellen : Papa, je te préviens...

Gary : Occupe-toi de tes affaires bordel. Tu viens avec moi maintenant, ou je vais trainer ton gros cul hors d'ici.

Denise : Ok, ok, arrête de crier.

 

Ellen a pris son révolver et le pointe sur son père.

Ellen : Papa.

Gary : La ferme !

Ellen : Fous le camp !

Denise : Ellen...

Ellen : Tire-toi !

Gary : Qu'est-ce que tu fais ? Tu penses que tu vas tuer ton père ?

Ellen : Te tuer ? Non. Mais la loi de New York reconnaît l'utilisation justifiable de force proportionnelle dans l'auto-défense. Je pourrais certainement te tirer dessus si tu ne sors pas d'ici. Le bras. Jambe. Ou le veux-tu, Papa ? Je promets que je ne raterai pas.

Gary : Ce n'est pas fini.

 

Dans le bureau de McClarenTruth, Rutger repense aux conversations qu’il a eues avec Channing, puis Herreshoff

 

McClaren : Je n'abandonnerai pas cette fuite. C'est trop gros, trop important.

Rutger : Oui, d'accord, bien. Mais à partir de maintenant, Walling interagit seulement avec moi.

 

Herreshoff : Mr Simon.

Rutger : Merci de me rencontrer.

Herreshoff : Votre appel a piqué mon intérêt. Je ne peux imaginer ce que McClarenTruth veut de moi.

Rutger : Nous avons été approchés par une source qui a la preuve d'un délit d'initié chez Princefield, en particulier, votre fonds 23.

Herreshoff : Que me voulez-vous, Mr Simon ?

Rutger : J'ai une proposition pour vous. Channing McClaren sait déjà à propos de la divulgation, je ne peux pas l'arrêter mais je vous offre une chance de devancer le tsunami. Je peux retarder la divulgation assez pour que vous mettiez un parefeu, rester à distance des affaires.

Herreshoff : Et en échange, vous voulez... ?

Rutger : Je veux me débarrasser de Channing McLaren. Une fois parti, je veux des fonds pour garder l'organisation à flot.

Herreshoff : Comment allez-vous faire pour vous en débarrasser ?

Rutger : En dévoilant la source de la divulgation. Le site entier de Channing est basé sur l'anonymat absolu des dénonciateurs. S'il transgresse ça, il sera ruiné.

Herreshoff : Puis-je demander le nom de la source ?

Rutger : Naomi Walling.

 

Tout en buvant une bière, Rutger repense au moment où il a lui-même publié la correspondance personnelle de Naomi Walling.

 

Ellen se tient sur le toit terrasse de son bureau lorsque Scully sort de la cage d’escalier silencieusement. Il s’approche d’elle en tenant son lacet lorsqu’Ellen se retourne, son révolver à la main. Cooper fait à son tour irruption sur le toit et immobilise Scully.

Ellen : Merci pour l'info.

Cooper : Tu vas bien ?

Ellen : Je vais bien.

 

Redescendus dans le bureau d’Ellen.

Scully : Que voulez-vous de moi ?

Ellen : Je sais qui vous êtes, Mr Scully. Et apparemment, vous savez qui je suis.

Scully : Je ne vous ai jamais vue auparavant.

Ellen : Etrange. Etant donné que vous avez essayé de me tuer lorsque j'étais chez Patty Hewes. Pourquoi avez-vous fait ça ?

Scully : J'ai fini avec un couteau dans ma poitrine. Je dirais qu'on est quitte.

Ellen : Nous ne sommes pas quittes.

Scully : Vous voulez me faire mal, allez-y. Mettez m'en une dans ma foutue tête. Faites-le maintenant.

Ellen : On ne serait pas quittes, non plus.

Scully : Alors, que voulez-vous ?

Ellen : Je veux savoir qui vous a embauché. Vous voyez ça ? J'avais ça sur moi ce jour-là. Vous voyez ce coin qui manque ? J'ai fait tester le sang. Et devinez quoi ? C'est votre ADN. Je sais que vous avez une nouvelle vie, Mr Scully, vous avez une femme, un enfant... Mais si vous ne me dites pas ce que je veux savoir, alors c'est fini. Vous ne les reverrez jamais. J'ai 2 inspecteurs de la criminelle qui attendent mon appel. Alors laissez-moi vous le redemander. Qui vous a embauché ?

Scully : Patty Hewes.

 

Ellen se rend au bureau de Patty. Lorsque Patty arrive, Ellen est assise dans son fauteuil, comme dans ses cauchemars.

Maggie : Mme Hewes vous rejoint dans un moment.

Ellen : Merci.

 

Ellen : J'aime ton fauteuil. J'ai pensé faire un essai. J'ai besoin d'un nouveau pour mon bureau.

Patty : Non, non, non, ne te lève pas. Reste assise. Vois ce que ça fait ? Je ne savais pas qu'on avait un travail inachevé.

Ellen : Non. Je ne pensais pas te voir avant le début du procès et... Je voulais te souhaiter bonne chance.

Patty : Et bien... Bonne chance à toi aussi.

Ellen : C'est ce que nous voulions, non ? Un combat loyal. Face à face dans la salle d'audience.

Patty : Absolument. En fait je suis contente que tu sois venue car il y a quelque chose dont je voulais te parler.

Ellen : Quoi donc ?

Patty : Notre conversation à l'aéroport dans le Maine.

Ellen : Oui et bien ?

Patty : Comme je t'ai dit alors... je n'avais rien à voir

avec ton attaque. Mais...

Ellen : Mais ?

Patty : Mais je peux comprendre pourquoi tu pensais que je l'avais fait. Et je veux m'excuser si j'étais insensible. J'étais juste... surprise... que tu penses toujours que j'étais impliquée.

Ellen : Je devrais m'excuser envers toi. Je me sens stupide. Bien sûr tu n'as rien à voir avec ça. Et je suis désolée.

Patty : Je viens juste d'avoir une prémonition.

Ellen : De quoi ?

Patty : C'est la dernière fois que tu poseras jamais un pied dans ce bureau.

Ellen : Peut-être. On ne sait jamais.

 

 

Ellen comes to see Patty to arrange the depositions of its customers.

Ellen : The trial is scheduled to start in a week...  and you haven't deposed my clients.

Patty : I'm aware of that.

Ellen : Well, you've had plenty of time, so if you ask for an extension, I'll fight you on it.

Patty : I don't need an extension. I'm looking forward to the trial beginning. I'll depose your clients this week.

Ellen : How many days?

Patty : One.

Ellen : To depose three people?

Patty : One day should be sufficient.

Ellen : One it is.

Patty : I see you're making quite a splash in the news. I understand some very big clients may be coming your way.

Ellen : Yes.

Patty : Be careful, Ellen. A taste of success can be tricky.

Ellen : Why is that?

Patty : It makes failure that much more... painful.

Ellen : Thanks for the advice.

 

---------- Rome, 2011. ----------

Herreshoff and Naomi conclude a deal with an Italian entrepreneur.

Herreshoff : We're looking forward to sharing our strategy with you. Covered derivatives, long spread commodities... it's all old news. We don't want to compete on a field littered with corpses.

Naomi : The whole idea of Fund 23 is to carve out virgin territory.

Entrepreneur : Find the 14-year-old girl who will become the next supermodel, no?

Herreshoff : Molto buono.

Entrepreneur : Well, I like what I've heard.

Naomi : Thank you for the private showing. Beautiful works. Just really beautiful.

Entrepreneur : It was my pleasure, really. So we'll pick up your team tomorrow morning at your hotel and we'll go over the details, okay?

Herreshoff : Excellent. Ciao.

Entrepreneur : Ciao, arrivederci.

Naomi : Grazie.

 

Naomi : That went well.

Herreshoff : Cocksucker's on the hook. If you and Bruce can't reel him in tomorrow, you're fired. So, uh, late lunch? Someone told me about this little ristorante on the Via Soldati.

Naomi : Thanks, I'm going to head back to the hotel. I'm still fighting this jet lag.

Herreshoff : Well, what are you doing later?

Naomi : Bennett, I told you.

Herreshoff : Come on. We're in Rome. One last time. Let's go out in style.

Naomi : I got to go. I'll see you tomorrow.

 

Later, in the hotel room’s Channing McClaren.

Naomi : Well, that wasn't how I thought this was going to go. This your standard procedure? You don't do this with everyone who offers you information.

McClaren :  No, of course not.

Naomi : What do you think?

McClaren :  It was nice.

Naomi : I mean Fund 23. If you see our internal financials, there's a pattern that can only be explained by insider trading.

McClaren :  Well, if I'm gonna help you, I'll need more evidence.

Naomi : I can get you all the documentation.

 

Rutger knock at the door.

Rutger : Channing, you up?

Naomi : Jesus.

McClaren :  No, it's okay. It's, uh, it's one of my people. What's going on?

Rutger : Ready for your interview? Guess you forgot, huh?

McClaren :  No, no, no, uh, I'll be ready. Just ten minutes.

 

Later at the hotel.

Rutger : If we could expose Princefield, that'd be a major coup for us. However, there is one problem.

McClaren :  What?

Rutger : You fucked her, Channing. What in the name of Christ were you thinking?

McClaren :  It won't be an issue.

Rutger : How can you be such a child? Do you have any idea how many ways this could blow up in our face?

McClaren :  You don't have to worry about it.

Rutger : For the past eight years I've had to worry about everything you do. Being your nanny has cost

me my wife, my daughter.

McClaren :  You're overreacting.

Rutger : You don't get it, do you? Naomi Walling is a source at one of the biggest investment banks in America. If you had any idea what it takes to be a real journalist, you would understand how you may just have compromised this entire fucking organization.

McClaren :  All right! What do you want from me?

Rutger : I want you to stop behaving like a fucking half-wit.

 

At McClarenTryth’s office.

McClaren :  You okay?

Rutger : Yeah, fine. Fine.

McClaren :  You want to be alone?

Rutger : No. Come on. Join me. Give me one of those.

McClaren :  This leak was a good one.

Rutger : Yeah, it was fun, huh?

McClaren :  The way it used to be.

Rutger : This business with Helmut Torben... I don't know how it happened. I vetted him, ran the same background checks as always. He appeared totally legit. I'm sorry.

McClaren :  It's all right. I know you have my best interests at heart.

 

Ellen is shooting with Waleed Cooper.

Cooper : Nice grouping, especially for a concealed-carry piece. Chris teach you how to shoot?

Ellen : No. Another guy I used to know.

Cooper : He taught you well. So... what can I do for you? - Who is he?

Ellen : His name's Patrick Scully. He did some time for burglary a few years back and then he left the city.

Cooper : And now you want me to track him down.

Ellen : Yeah. That's his last known address.

Cooper : What does this have to do with the McClaren case?

Ellen : It's not about the case. It's personal.

Cooper : Look, I like this job, but I need to know what it is I'm getting paid to do.

Ellen : A few years ago, Scully tried to kill me.

Cooper : Shit.

Ellen : And the police investigation went nowhere. I was just able to get this information recently.

Cooper : Look...  I can't get involved in some vigilante revenge thing.

Ellen : This guy is dangerous. I need to know where he is and what he's doing.

 

Patty looks at the broadcast of an interview with Ellen.

Ellen : The importance of Mr. McClaren's latest leak cannot be overstated. The U.S. military has routinely subjected its own soldiers to psychological abuse.

Journaliste : But there have been demonstrations outside the Pentagon for three days straight. Does Channing McClaren take responsibility for this?

Ellen : My client only takes responsibility for telling the truth. These demonstrations simply reflect the American public's outrage at learning the facts.

Journaliste : Mr. McClaren is being sued by Patty Hewes for wrongful death. How do you think this latest leak will affect the lawsuit?

Ellen : I can't comment on the specifics of the McClaren case, but I will say this. McClarenTruth is going to continue to hold corrupt institutions responsible for their actions. My client is not going to be intimidated by Patty Hewes' scurrilous accusations.

 

Herndon : Legally Brunette's on a tear. I hear some major clients are clamoring for her services.

Patty : Good.

Herndon : Good? What's good? What is this, the "harder they fall" gag?

Patty : Is that the Torben file?

Herndon : Yeah. There's an article in there that makes for very interesting reading.

Patty : Anything I can work with for the deposition?

Herndon : See for yourself.

 

At Ellen.

Ellen : What's it been like at the V.A. since the leak was posted?

Chris : It's strange to hear everyone wondering who did it, but... all the vets are glad the information went public.

Ellen : That must make you feel good.

Chris : Yeah, it does. Seems like it was okay for you, too. I keep reading your quotes in all the articles.

Ellen : I feel guilty I've been getting so much attention. You're the one who took the risk.

Chris : Wait a minute. Where you going?

Ellen : I've got to get some work done on the deposition.

Chris : No, you don't.

 

The phone rings.

Ellen : Shit. Sorry. One second. Hey, Mom. Okay, just calm down. Tell me what's going on.

 

Later, Denise is at Ellen.

Denise : He keeps calling. Every night. Lecturing me, telling me how stupid I am for leaving. Telling me I've shamed the family.

Ellen : Shamed the family?

Denise : He says I've humiliated him, and he's embarrassed to be seen at work, at church.

Chris : Here you go.

Denise : Thank you, Chris.

Ellen : Sure.

Chris : I'm gonna take a walk, okay?

Ellen : Okay.

Chris : All right. Bye.

Ellen : What happened tonight?

Denise : He came to the new apartment, furious, pounding on the door, screaming for me to come home. I was terrified. Thought he was gonna smash the door in.

Ellen : What did you do?

Denise : I pretended I wasn't home. But he... sat outside my door for two hours. I watched him through the peephole. Finally... he left, and I called you.

Ellen : I'm so sorry.

Denise : I can't go back to that apartment alone.

Ellen : No, of course not. You're staying here tonight.

Denise : No, I can't keep bothering you. I...  It'll be easier for everyone if I just go back to him.

Ellen : Mom, you cannot give in to him, okay? That's the whole problem. He doesn't respect you, and he never will if you don't stand up to him.

Denise : How am I supposed to do that?

 

The next day, Ellen asks his father to come to his office.

Gary : So...  This is Parsons & Associates, huh? You even got a sign out front. Good for you, kid.

Ellen : Thanks. Why don't you sit, Dad?

Gary : Sit? Uh-oh. Sounds like I'm gonna get a lecture.

Ellen : I just want to talk.

Gary : Yeah, sure. Let's talk.

Ellen : You have to leave Mom alone.

Gary : I'm sorry. What?

Ellen : She needs time away from you. I know it's hard, but...

Gary : No, it's disrespectful is what it is. Walking out the way she did.

Ellen : Dad, I know this is hard for you to understand...

Gary : Hey, don't talk down to me.

Ellen : I'm going to say what I need to say. You've never respected Mom. I've seen you call her "stupid," "moron," "idiot."

Gary : 'Cause she acts like a a moron sometimes.

Ellen : She's tired of all the judgment, the constant criticism. No matter how hard she tries, she can't do anything right.

Gary : Did you talk her into this?

Ellen : No, Dad. She came to me.

Gary : What does she think she's gonna do without me? Support herself at a drugstore?

Ellen : What's wrong with that?

Gary : Oh, give me a break. She doesn't want to be on her own. She's throwing a tantrum. That's all. She wants attention, just like your sister.

Ellen : You honestly think that Mom is just looking for attention?

Gary : Oh, you don't know. Your mother is very difficult to live with.

Ellen : Dad... I love you, I do, but you've got to be fucking kidding me.

Gary : Don't you talk to me that way.

Ellen : You're a nightmare to live with. All she ever tried to do was please you, make you happy, even when you were treating her like shit.

Gary : You watch what you say to me.

Ellen : And it wasn't just her; it was all of us. We were all scared we were gonna get yelled at, humiliated.

Gary : What, you think because you've got your own office, and your name's in the papers, you can tell me what to do?

Ellen : No, that's got nothing to do with it!

Gary : Listen to me, big shot. Tell your mother to come home and to stop acting like a fucking idiot.

 

Bennett Herreshoff's office.

Torben : Both Hewes and Parsons are aware I gave monies to the McClaren organization. It is a goat fuck.

Herreshoff : That's one way to put it, yes. How the fuck did all this information get out? You said that Rutger Simon was going to contain the problem.

Torben : Obviously, he failed.

Herreshoff : Failed? Or did he intentionally let this happen?

Torben : Why would he? He's got as much to lose as we do.

Herreshoff : I'll be damned if I let that impotent limey prick take me down.

Torben : Regardless. Parsons cannot afford to expose me. It would jeopardize her case, so taking action against her would only increase the risk.

Herreshoff : And Patty Hewes?

Torben : Hewes is focused on McClaren.

Herreshoff : For now. I don't know how long we can rely on that.

 

Scully enters shortly after Ellen in the building of his office. It is mounted on the roof terrace, it follows by preparing a shoelace to strangle him. Means the information disseminated by radio. Arriving in turn scares Kate Scully.

Radio :... Prime Minister says his country is setting up a $10 billion credit line for... infrastructure projects, new technologies and green energy the Hungarian chemicals manufacturer in a $1.6 billion deal. In Serbia, the biggest Chinese investment is a $225 million bridge over the Danube River in Belgrade. Other projects in the region include construction of car and TV...

Kate : Hey.

Ellen : Hey.

Kate : You got to the office early.

Ellen : Yeah, I wanted to get a jump start on the deposition.

Kate : Are you okay?

Ellen : Yeah, fine. Just feeling a little off.

Kate : It's been going on for a few weeks.

Ellen : Being outside helps.

Kate : Maybe you should go and see a doctor, get yourself checked out.

Ellen : Look what I found. That's a pigeon's nest.

Kate : Funny, you almost never see those.

 

Deposition of Ellen’s customer takes place at Hewes & Associates. Statements overlap.

Patty : When did you first become aware of Naomi Walling?

McClaren : She contacted me while I was in Rome. She said she had knowledge of insider trading at Princefield Bank.

Patty : And did you express interest in this information?

McClaren : Absolutely.

 

Rutger : But we informed her that if she wanted to help expose Fund 23, she would need more documentation.

 

McClaren : So she procured additional evidence. Then she asked for a meeting in New York.

Patty : And did you meet?

 

Gitta : No, I never met Ms. Walling. My job was to help coordinate the technical team while we waited for the Princefield information to arrive.

 

McClaren : But we weren't sure the information would arrive.

 

Rutger : She was having second thoughts about following through.

 

McClaren : So I met with her.

Patty : Where did this meeting take place?

McClaren : The Montclair Hotel.

 

Rutger : I was entirely unaware of it.

 

Gitta : I didn't know they met until weeks later.

 

McClaren : I felt I had no choice. Naomi wanted reassurance face-to-face.

Patty : And in this meeting, you sexually assaulted Ms. Walling?

McClaren : We had no sexual contact whatsoever.

 

Gitta : The accusation is ludicrous.

 

Rutger : That never happened.

 

McClaren : She said she would go through with the leak, and I left.

Patty : Thank you. I have no more questions.

 

Gitta : That's all?

Patty : That's all.

 

McClaren : So we're done here?

 

Rutger : I can go?

Patty : Uh, no. No, Mr. Simon, not quite yet. There's one more topic I'd like to discuss with you. Do you know this man?

Rutger : Yes. His name's Helmut Torben. He is one of our primary donors.

Patty : How did you meet Mr. Torben?

Rutger : About a year ago, he reached out to me. He strongly believed in what Channing was doing, and wanted to fund us.

Patty : I imagine when you take on a new donor, you research them?

Rutger : Extensively. Due diligence can take months.

Patty : So I'm sure you discovered that Mr. Torben had a financial relationship with Bennett Herreshoff, the CEO of Princefield Bank.

Rutger : No, I did not.

Patty : Mr. Simon, would you look over this, please. It's an article that appeared in The Wall Street Journal dated September 7, 1987. Can you tell me what it says?

Rutger : Apparently, 25 years ago, Helmut Torben secured... financiers for a hedge fund run by Bennett Herreshoff.

Ellen : May I see that?

Patty : Mr. Simon, you posted a leak about insider trading at Fund 23, and your main donor had financial dealings with the CEO of the bank that managed that fund. Do you recognize that as an enormous conflict of interest?

Rutger : Well, I suppose one could say that. But as I've said, I had no knowledge of it.

Patty : Well, I find that very hard to believe. It's your responsibility to oversee finances, is that correct?

Rutger : Yes.

Patty : So either this was an egregious oversight on your part or something more sinister was involved.

Ellen : Objection. Please refrain from lecturing the witness. Ask a question.

Patty : When you brought on Mr. Torben as a donor, were you simply negligent or were you intentionally serving his agenda?

Rutger : What agenda would that be?

Patty : If Mr. Torben wanted to discredit Naomi Walling, wouldn't the leak of her personal information accomplish just that?

Rutger : We would have no reason to participate in such a thing.

Patty : So your negligence wasn't devious.

Rutger : Certainly not.

Patty : Just wildly incompetent.

Rutger : I didn't say that.

Patty : You haven't really said much of anything, have you, Mr. Simon? Because you can't explain yourself, can you? I promise you, Mr. Simon, I will pursue this matter through the trial and beyond. If you are aware Mr. Torben played any role in this leak, you better tell me now.

Rutger : I'm aware of nothing.

Patty : No more questions.

 

In the office of Helmut Torben.

Torben : What can I do for you, Ms. Parsons?

Ellen : Let's start with insider trading at Fund 23. You supplied the stock tips.

Torben : That is a bare falsehood.

Ellen : I'm not interested in your denials, Mr. Torben. And Patty Hewes won't be either. She deposed Mr. Simon today. It didn't go well. So perhaps you can explain why you would fund a Web site that could expose your own illegal activity.

Torben : I told you... I provided no tips.

Ellen : Bullshit. Did Rutger Simon know about the insider trading? I can't protect you unless I know the truth.

Torben : My dear, you know all you need to know.

Ellen : You're a criminal, Mr. Torben. And, unfortunately, we have similar interests right now. But that could very well change.

Torben : Why would that change?

Ellen : Because Patty Hewes may try and enlist you against McClaren. And she can be very persuasive.

Torben : I have long experience resisting the charms of women.

Ellen : Good. Because if you do find a way to fuck up my case... I'll go to my friends at the D.A.'s office and you'll go to prison.

 

Channing gave appointments Rutger street.

Rutger : What we doing out here? It's fucking freezing.

McClaren : I read the transcript of your deposition. Did you know Torben had a relationship with Herreshoff?

Rutger : No, of course not.

McClaren : I don't know if I believe you.

Rutger : Why? Because Patty Hewes slings around accusations in a deposition?

McClaren : No, no, no, no. Because she asked you questions that you couldn't answer.

Rutger : So what do you think, Channing? Hmm? That I conspired with Torben and Herreshoff? For what? Why would I do that?

McClaren : I don't know. But if nothing else, you failed the organization when you brought Torben in.

Rutger : After everything I've done. You had nothing when you met me. You were a clueless kid with a genius for computers. And how do you thank me? By behaving like a reckless prick, using the celebrity that I created for you to throw a hump at every piece of scut that looks your way.

McClaren : You sound a little jealous, Rutger.

Rutger : Fuck off. McClarenTruth has always been more mine than yours. You know that as well as I do.

McClaren : You're fired.

Rutger : Fired? You having a laugh? How are you gonna run the organization without me? Just you and your little Aussie fuckbuddy?

McClaren : We'll manage.

Rutger : How? What will you do for funds?

McClaren : We have funds.

Rutger : How you gonna access them? I can't write a check without your signature, same as you can't write a check without mine. Why do you think I arranged it that way?

McClaren : Whatever it is that you think you created, without my name, my face, you're nothing. So fuck you. I'm Channing McClaren. Where I go, the Web site goes with me.

 

Waleed Cooper knocks on the office door of Ellen.

Ellen : Come in.

Cooper : Found Patrick Scully.

Ellen : Where?

Cooper : Right here in the city.

Ellen : He came back? How do you know?

Cooper : You were right. That old lady lied to you. Stefania McKee does know him. Scully's been there twice. Brought her groceries.

Ellen : Where's he staying?

Cooper : Tailed him to a place in Marine Park. What now?

Ellen : I need you to follow him. Track his movements. Around the clock. Money's not an issue. Whatever you need.

Cooper : Okay.

Ellen : Just don't let him out of your sight.

Cooper : He won't come anywhere near you.

 

Patty's apartment.

Rutger : I care about Channing. I do. But I care about the organization more. I can't protect him any longer.

Patty : What exactly are you protecting him from?

Rutger : I'm not sure where to begin.

Patty : Why don't you begin with Rome.

Rutger : Rome. Right. Well, as you know, that's where Channing first met Naomi Walling. She'd contacted him directly, and he met her without my knowledge. I should have stopped all of this then.

 

He says:

Rutger : If you had any idea what it takes to be a real journalist, you would understand how you may just have compromised this entire fucking organization.

McClaren : All right! What do you want from me?

Rutger : I want you to stop behaving like a fucking half-wit.

McClaren : It won't happen again.

Rutger : It better not.

McClaren : But I'm not abandoning this leak. It's too big. Too important.

Rutger : Yeah, all right, fine. But from here on out, Walling interacts only with me.

 

Patty : So, you agreed to go forward with the leak.

Rutger : Unfortunately, yes.

Patty : And back in New York, what really happened at the Montclair Hotel?

Rutger : I wasn't there, so I can't say for sure. But I saw Channing right afterwards.

 

Rutger : Where were you?

McClaren : I fucked up.

Rutger : Why? What happened?

McClaren : Uh, Naomi Walling contacted me again, uh... She wanted to meet.

Rutger : And did you?

McClaren : Yes.

Rutger : Jesus, Channing...

McClaren : She's angry. I'm afraid she's gonna go to the police, say I assaulted her.

Rutger : Why the hell would she say that?

McClaren : She came onto me. Things got out of control.

Rutger : Channing... If she calls the police, if you get arrested...

McClaren : It was a misunderstanding.

Rutger : That won't matter. You were alone with her in a hotel room. All she has to do is accuse you. Your enemies can then use that to destroy you.

McClaren : I need the codes you gave her to upload the leak.

Rutger : What for?

McClaren : Just give me the goddamned codes.

 

Patty : And did you give him the codes?

Rutger : Stupidly, yes. We received the leak. We scoured it, vetted it. It was all legitimate. But later that night, I saw Channing at his laptop.

Patty : So, Channing posted Naomi's emails.

Rutger : Yes.

Patty : How did he get them?

Rutger : He's a master. He simply hacked into her system.

Patty : Why did he do it?

Rutger : To discredit Naomi Walling. If she was going to go to the police and accuse him of sexual assault, he wanted to paint her as a Wall Street slut.

Patty : Mr. Simon, why are you telling me all this?

Rutger : I'll testify for you against Channing, but I want something in return.

Patty : What's that?

Rutger : I believe deeply in our cause. If I give you Channing, I want the organization to continue. And I want to run it. Responsibly. But I'm going to need funding.

Patty : I think we can come to an arrangement.

 

Gary knocks on the door of the apartment of Ellen.

Gary : Open the door. Where is she?

Ellen : She's not here.

Gary : Bullshit.

Ellen : You're wasting your time.

Gary : I know you're protecting her.

Ellen : Yes, I am. She's in a hotel.

Gary : Which one?

Ellen : I'm not telling you.

Gary : Which fucking hotel?

Denise : Gary, stop, please.

Ellen : Jesus, Mom, go back to your room.

Gary : So, now you're lying for her?

Denise : Don't blame Ellen.

Gary : Believe me. You're the one I blame.

Ellen : Okay, Dad, just leave her alone.

Gary : You file for divorce, and you don't even tell me? I have to find out through the fucking mail?

Ellen : Okay, Dad, you can leave.

Gary : Shut up! You listen to me. There's not gonna be a divorce.

Denise : Please, just go. We'll talk later.

Gary : You're gonna come home with me now.

Ellen : She's staying here.

Gary : Stop acting like a fucking child and come home.

Ellen : Dad, I'm warning...

Gary : You mind your own fucking business. You come with me now, or I'm gonna drag your fat ass out of here.

Denise : Okay, okay, just stop yelling.

 

Ellen took his gun and points it at his father.

Ellen : Dad.

Gary : Shut up!

Ellen : Get the fuck out!

Denise : Ellen...

Ellen : Get out!

Gary : What the hell are you doing? You think you're gonna kill your father?

Ellen : Kill you? No. But New York State Law recognizes the justifiable use of proportional force in self-defense. So, I could certainly shoot you if you don't get out of here. The arm. Leg. Where do you want it, Dad? I promise you I won't miss.

Gary : This isn't over.

 

In the office of McClarenTruth, Rutger think back to conversations he had with Channing and Herreshoff

McClaren : I'm not abandoning this leak. It's too big, too important.

Rutger : Yeah, all right, fine. But from here on out, Walling interacts only with me.

 

Herreshoff : Mr. Simon.

Rutger : Thank you for meeting with me.

Herreshoff : Your phone call piqued my interest. Can't imagine at McClarenTruth would want with me.

Rutger : We've been approached by a source who has evidence of insider trading at Princefield, specifically, your Fund 23 division.

Herreshoff : What do you want with me, Mr. Simon?

Rutger : I have a proposal for you. Channing McClaren already knows about the leak, so I can't stop it, but I'm offering you the chance to get ahead of the tsunami. I can delay the leak long enough for you to build a firewall, distance yourself from the trading.

Herreshoff : And in exchange, you want... ?

Rutger : I want to get rid of Channing McClaren. Once he's gone, I want funding to keep the organization afloat.

Herreshoff : How do you intend to get rid of him?

Rutger : By including the identity of the source in the leak. Channing's entire persona is built upon the promise of absolute anonymity for the whistle-blower. If he violates that, he'll be ruined.

Herreshoff : May I ask the source's name?

Rutger : Naomi Walling.

 

While drinking a beer, Rutger think back to when he himself published personal correspondence Naomi Walling.

 

Ellen stands on the roof terrace of his office when Scully out of the stairwell silently. He approaches her, holding her lace lorsqu'Ellen turns his gun hand. Cooper is in turn burst onto the roof and freezes Scully.

Ellen : Thanks for the heads-up.

Cooper : You okay?

Ellen : I'm fine.

 

Scully : What do you want from me?

Ellen : I know who you are, Mr. Scully. And apparently, you know who I am.

Scully : Never seen you before in my life.

Ellen : Strange. Seeing as you tried to kill me when I was staying in Patty Hewes' apartment. Why did you do it?

Scully : Look... I ended up with a knife in my chest. I'd say we're even.

Ellen : We're not even.

Scully : You want to hurt me, go ahead. Put one in the back of my fucking head. Just do it already.

Ellen : That wouldn't make us even, either.

Scully : Well, then what do you want?

Ellen : I want to know who hired you. You see this? I had it on me that day. You see that corner that's missing? I had the blood on that tested. And guess what? It's your DNA. I know you started a new life, Mr. Scully, and you have a wife, a kid...  but if you don't tell me what I want to know, then it's all over. You'll never see them again. I have two homicide detectives just waiting for my call. So let me ask you again. Who hired you?

Scully : Patty Hewes.

 

Ellen goes to the office of Patty. When Patty arrives, Ellen sits in her chair, as in his nightmares.

Maggie : Ms. Hewes will be with you in moment.

Ellen : Thank you.

 

Ellen : I like your chair. Thought I'd give it a try. I need a new one for my office.

Patty : No, no, no, don't get up. Sit. See how it feels. I wasn't aware that we had any outstanding business.

Ellen : We don't. I didn't think I'd see you before the trial started, and...  I wanted to wish you luck.

Patty : Well...  Good luck to you.

Ellen : It's what we wanted, isn't it? A fair fight. Head to head in a courtroom.

Patty : Absolutely. You know, I'm actually glad you came by because there's something I wanted to talk to you about.

Ellen : What's that?

Patty : Our conversation in the airport in Maine.

Ellen : What about it?

Patty : Well, as I told you then...  I didn't have anything to do with your attack. But...

Ellen : But?

Patty : But I can understand why you thought I did. And I want to apologize if I was insensitive. I was just...  surprised...  that you still thought I'd been involved.

Ellen : I should be apologizing to you. I feel stupid. 'Course you had nothing to do with it. And I'm sorry.

Patty : Ah, I just had a premonition.

Ellen : Of what?

Patty : This is the last time you'll ever set foot in this office.

Ellen : Maybe. You never know.

 

 

Kikavu ?

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